Kinshasa, 5 juin 2026 (ACP).– Deux nouvelles approches mathématiques pour mesurer la qualité de service dans les systèmes d’attente où les clients peuvent quitter la file par impatience, ont été proposées jeudi, lors de la soutenance d’une thèse doctorale à l’Université pédagogique nationale, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
« Il s’agit des systèmes dont les clients peuvent devenir impatients et quitter le système pendant leur temps d’attente ou de processus de service« , a déclaré le chef de travaux Durac Mudimbiyi, auteur de la thèse.
Intitulée sur l’analyse de la performance de systèmes d’attente markoviens flous avec clients impatients, la recherche a visé à modéliser des situations concrètes où l’attente génère de l’impatience. « L’impatience est la caractéristique la plus importante lorsque les personnes veulent bénéficier d’un service leur exigeant de faire la queue », a expliqué l’auteur.
L’étude a intégré l’imprécision et l’incertitude liées aux raisons humaines pour se rapprocher de la réalité.
Pour analyser la performance, le doctorant a utilisé deux approches mathématiques : la « méthode des alpha-coupes souple » et la « méthode L-R ».
« Elles remplacent la Programmation non linéaire paramétrique, PNLP, souvent utilisée dans la littérature. Ces méthodes ont permis d’étudier deux modèles : le système FM/FM/1 avec impatience +a priori+ et le système FM/FM/C+FM avec impatience +a posteriori+. Une application numérique illustre pour chaque modèle la validité et la praticabilité des méthodes proposées », a-t-il fait savoir.
Selon l’auteur, la thèse a ouvert « une porte à de nombreuses perspectives » pour l’optimisation de la gestion des files d’attente dans les services publics et privés confrontés à l’impatience des usagers.
Cette thèse a valu au candidat le grade de docteur en sciences, avec mention « grande distinction ».
ACP/N.

