RDC : « la cybersécurité électorale est un enjeu de crédibilité démocratique » (Président de la Céni)

Kinshasa, 8 mai 2026 (ACP). – La cybersécurité électorale est un enjeu de crédibilité démocratique, a dit le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la République démocratique du Congo, à la clôture de la mission d’apprentissage avec ses homologues tenue à Rome, en Italie, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.

« La cybersécurité électorale est une question de souveraineté et de crédibilité démocratique », a déclaré Denis Kadima dans le communiqué.

Il a dit qu’il ne s’agit pas d’un « simple enjeu technique », plutôt d’un impératif de « stabilité institutionnelle ».

M. Kadima a fait savoir que les priorités de ces assises ont porté sur la protection des données électorales, l’intégrité des systèmes, la prévention des ingérences et la continuité des opérations.

« Les commissions électorales sont aujourd’hui des cibles privilégiées des cyberattaques. Face à cette réalité, nous avons déployé une approche globale fondée sur la sécurisation des réseaux, des équipements, des applications, ainsi que sur la mise en place d’un centre de surveillance opérationnelle fonctionnant 24h/24 », a-t-il expliqué.

Sur les élections de 2023-2024, le président de la Céni a dit que son institution a subi plus de 8 456 tentatives d’attaques, allant des attaques DDoS aux tentatives d’accès non autorisés.

« Mais aucune n’a compromis nos systèmes critiques ni les données électorales », a-t-il signalé.

« Toutes les adresses IP malveillantes ont été identifiées et bloquées. Nos dispositifs de défense ont été renforcés en temps réel, grâce à des mécanismes avancés d’analyse et de filtrage », a précisé le Président de la Céni.

Au-delà de la technique, Denis Kadima tire trois leçons : « une gouvernance forte, la vigilance face aux menaces internes et la formation ».

« La confiance du public dans les résultats électoraux dépend désormais autant de la robustesse des systèmes numériques que de la transparence du processus électoral », a-t-il insisté.

I« L’expérience de la Céni démontre qu’il est possible de sécuriser un processus électoral numérique à grande échelle, même dans un environnement contraint, à condition d’investir dans la gouvernance, les capacités humaines et la résilience opérationnelle », a-t-il poursuivi.

L’intervention du président de la Céni positionne la RDC comme « un acteur engagé et résilient face aux défis émergents de la cybersécurité électorale ».

La RDC ayant plus de 100 millions d’habitants, organise des scrutins sur un territoire de 2,3 millions de km² avec des infrastructures limitées et une forte dépendance aux technologies numériques.

ACP/MUKENDI

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