RDC : la Société civile appelée à l’unité 35 ans après sa création formelle

Kinshasa, 19 août 2026 (ACP).- La composante Société civile de la République démocratique du Congo a été appelée mardi à l’unité, lors de la cérémonie du lancement officiel des activités commémorative de ses 35 ans d’existence formelle au pays, a constaté l’ACP.

<< Nous sommes appelés à l’occasion de

35 ans de la Société civile, de poursuivre ce combat-là tout en restant souder et unis, à éviter de se faire des porte-voix des partis politiques, des tribus, des institutions publiques et des étrangers. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient et au jour d’aujourd’hui, c’est vrai, qu’il n’est jamais tard pour mieux faire >>, a déclaré Professeur Bahati Lukwebo, qui est parmi les anciens qui ont accompagné les différentes étapes de l’évolution de la Société civile en RDC.

<< Face à la situation actuelle du pays marquée par la crise à l’est, avec l’agression rwandaise et qu’une bonne partie du territoire national est occupé actuellement par l’ennemi, la Société civile doit reprendre son rôle, celui d’interpeller les dirigeants pour qu’ils puissent répondre aux attentes de la population, de défendre les droits des uns et des autres surtout de se faire la voix des sans voix >>, a-t-il ajouté.

Il a rappelé le combat historique de la Société civile : << briser le paradoxe d’un pays qui est doté d’autant de ressources humaines et naturelles mais qui croupit dans la pauvreté >>.

Pour marquer cette étape d’histoire, la parole a été revenue au Doyen d’âge de la composante Société civile, le Professeur Bernard Botula, qui a fait des témoignages empreints des mémoires qui retracent le chemin parcouru et l’unité qui avait permis de résister aux moments de combats d’hier. Avant de rappeler le rôle et la responsabilité de la société civile.

Le professeur apôtre Martin Kavundja Madjalio Tambuka, modérateur général de la composante Société civile et président national de la Société civile du peuple, a, dans son allocution, insisté aussi sur la nécessité de l’unité.

<< Nous avons appelé aussi différents leaders des principales plateformes que nous avons dans notre pays  >>, a-t-il déclaré.

Répondant aux questions sur la pluralité de la société civile, il a martelé :

<< Non la société civile n’est pas plurielle. […] Nous n’avons que la société civile. C’est cela que nous avons mis sur place, les autres collègues dirigent leurs plateformes, ensemble nous formons la Composante Société civile >>, a-t-il précisé.

Il a donné le sens de cette commémoration en ces termes : << c’est le sens interpellateur. Parce que nous avons compris que les politiques s’abordent de nous. Et nous voulons donc requinquer tout le monde de nos acteurs de la société civile pour que nous puissions avoir ce que nous mériterons >>, a-t-il affirmé.

Quelques revendications face aux enjeux de l’heure

Il a également évoqué quelques revendications des différentes thématiques de la Société civile face aux  enjeux de l’heure notamment sur la participation active de la Société civile au dialogue convoqué par le Président de la République et Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Selon lui, au cœur de ces 35 années d’engagement, les femmes occupent une place particulière, elles doivent être là. Elles ont réclamé cinquante pour cent de participation à ce dialogue convoqué pour l’avenir de la nation. Les jeunes, eux aussi ont parlé de soixante pour cent de participation.

<< Nous voulons que nous puissions lancer notre élément pour la bonne gouvernance et que nous ayons l’égalité des chances et la répartition équitable de la richesse nationale >>, a-t-il insisté.

La clôture de ces festivités est prévue à la fin du mois soit le 31 août 2026, à une place qui convient sous le patronage du Président de la République. Un cahier de charges sera transmis bien avant au Président de la République et Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, pour la réussite de cette rencontre.

La Composante Société civile a été créée en 1991 au Centre Lindonge. Après 35 ans d’existence formelle, elle entend ainsi transformer le devoir de mémoire en un nouvel engagement. ACP/Bas

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