RDC : la société nationale d’électricité annonce des solutions d’urgence pour la desserte électrique

Kinshasa, 1er octobre 2026 (ACP). – Des solutions d’urgence ont été annoncées par le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL) pour la desserte de l’électricité en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un briefing de presse jeudi au Studio Maman Angebi de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), à Kinshasa.

« En termes de disponibilité, le plus important à faire est de pouvoir investir dans l’outil productif et de couvrir la population avec une énergie supplémentaire et c’est ce à quoi aujourd’hui nous sommes en train de nous atteler », a déclaré Teddy Lwamba, directeur général de la SNEL.

Il a indiqué que le parc productif national dispose d’une capacité installée de près de 2.800 MW, contre une puissance actuellement disponible variant entre 1.900 et 2.000 MW, en raison notamment de certaines indisponibilités.

Teddy Lwamba a relevé que l’augmentation de la demande, notamment liée au développement du secteur minier, a accentué l’écart entre l’offre et les besoins.

« Cette situation a conduit la RDC à recourir aux importations d’électricité, notamment en provenance de la Zambie, avec près de 375 MW, alors que la Société nationale d’électricité entend désormais renforcer la production interne pour répondre durablement à la demande« , a-t-il dit.

Concernant Kinshasa, l’ancien ministre de ressources hydroliques et de l’électricité a fait savoir que la consommation atteint environ 620 MW en période de pointe, avec des pics pouvant aller jusqu’à 700 MW, pour une population estimée à près de 20 millions d’habitants.

« Aujourd’hui, nous sommes entre 390 à 450 MW », a-t-il indiqué, évoquant la capacité d’injection actuellement disponible dans la capitale, après le retrait du G25, mis en service en novembre 2025 avec une capacité de 193 MW, pour des raisons de contrôle technique.

Il a également fait état d’un gain de 140 MW enregistré grâce aux travaux d’amélioration du réseau de transport et d’injection, notamment au poste de Makala, tout en précisant que Kinshasa avait atteint un pic d’injection de 700 MW entre le 11 juin et le 15 juillet.

« L’écart entre l’offre et la demande a entraîné un système de rotation de la fourniture d’électricité entre les différentes zones de la capitale, avec des périodes de délestage pouvant atteindre 16 heures sur 24« , a expliqué M. Lwamba.

Face à cette situation, la société a annoncé l’exploration de solutions alternatives d’urgence, notamment le recours aux centrales flottantes, en complément des investissements destinés à accroître la production nationale.

« Nous avons dit aussi que nous allons souhaiter sur cette opportunité-là chez nous », a ajouté le directeur général de la SNEL.

Il a cité l’expérience du Ghana dans l’utilisation de centrales flottantes, tout en soulignant que leur mise en œuvre en RDC nécessiterait des réformes de politique publique et des mécanismes de financement adaptés.

Il a également relevé que le niveau actuel des tarifs ne permet pas toujours de soutenir les investissements nécessaires dans de nouvelles sources d’énergie.

ACP/ PK

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