Kinshasa, 16 décembre 2025 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a recommandé aux services publics congolais d’engager des réformes visant à renforcer la présence de l’État plus près de citoyens congolais, lors d’une cérémonie, mardi à Kinshasa, la capitale.
« Les services publics de la République doivent désormais être engagés résolument sur plusieurs fronts. La dématérialisation des démarches pour réduire les files d’attente, les déplacements coûteux, les contacts propices à la corruption, et offrir, partout où cela sera possible, des procédures en ligne, traçables et sécurisées », a déclaré le Président Félix Tshisekedi, en lançant la 1ère édition des Conférences annuelles du Service public, au centre culturel et artistique d’Afrique centrale, dans la commune de Kasa-Vubu, au centre de Kinshasa.
« La proximité, l’accessibilité, la disponibilité pour renforcer la présence de l’État au plus près des citoyens, notamment dans les territoires longtemps marginalisés, afin que la carte des services publics ne soit plus le reflet des inégalités géographiques », a souligné le chef de l’Etat congolais.
D’après le Président de la RDC, les services publics doivent être un lieu de renouvellement des élites politiques, publics plutôt, ouverts sur les réalités des provinces, sur les exigences de la transition numérique, sur les standards internationaux de bonne gouvernance.
Le Président Tshisekedi a ajouté à ces recommandations, « la circulation rapide et sécurisée de l’information pour mettre fin à la culture du secret injustifié, le renforcement de la transparence et la sécurité de l’information, ainsi que le renforcement de la transparence en vue de permettre à chaque usager de suivre l’état de sa demande ».
Il a aussi estimé que le fonctionnement de l’administration congolaise doit intégrer le respect strict des délais de traitement des dossiers, l’amélioration du rapport qualité-coût pour mieux utiliser chaque franc public, la lutte contre les redondances et les gaspillages, et veiller à ce que les services offerts soient à la fois efficaces et soutenables.
« La simplification et l’agilité afin de réduire les procédures inutiles, harmoniser les exigences entre services, et faire de l’administration un partenaire de la vie économique, pour passer d’une administration qui prend acte à une administration proactive, qui répond à temps, qui assume ses responsabilités, y compris en cas de refus motivé, etc. », a-t-il soutenu.
Le Chef de l’État a, en outre, insisté sur le contrôle d’évaluation régulière de chaque service pour gagner le pari du changement.
« Sur ces bases, il est indispensable que chaque service public fasse l’objet d’une évaluation régulière, débouchant, selon les cas, sur des sanctions positives, promotions, incitations, valorisations, ou négatives, corrections, redéploiements, sanctions disciplinaires », a-t-il dit.
Le Président Félix Tshisekedi a promis de suivre personnellement la mise en œuvre des réformes qui seront proposées à la fin de la 1ère édition des Conférences annuelles du service public.
« L’ère de l’impunité administrative doit disparaître. Il doit appartenir au passé. Je veillerai personnellement à ce que les réformes engagées autour de l’ENA et au sein de la Fonction publique se poursuivent, se consolident et s’inscrivent dans la durée. Il en va de la crédibilité de notre administration, mais aussi de la confiance que nos partenaires placent en nous », a déclaré le Président Félix Tshisekedi..
« En lançant ces conférences annuelles des services publics, je souhaite que nous regardions ensemble la réalité en face, sans détour. Notre devoir est de reconstruire des services publics proches, efficaces et justes, qui traitent chaque citoyen, du militaire au paysan, de la veuve au jeune diplômé, avec la même considération et la même exigence de qualité », a-t-il soutenu.
Capitalisation des réformes de l’Ena et de la Fonction publique
En outre, le Chef de l’État congolais est revenu sur la place de choix occupée par l’École nationale de l’administration (Ena), dans le processus de réforme de l’appareil étatique, en tant que laboratoire d’excellence, où se conçoivent et s’expérimentent les nouvelles pratiques.
« Elle doit être un creuset d’éthique où l’on apprend que servir l’État, c’est d’abord servir l’intérêt général et surtout un lieu de renouvellement des élites politiques, publiques plutôt, ouverts sur les réalités des provinces, sur les exigences de la transition numérique, sur les standards internationaux de bonne gouvernance », a soutenu le Président Félix Tshisekedi. ACP/C.L

