Kinshasa, 1 octobre 2026 (ACP).– La restauration de l’autorité de l’Etat fait partie des priorités réclamées pour consolider la paix dans l’ouest de la République démocratique du Congo, a indiqué jeudi à l’ACP une spécialiste en cohésion sociale au sein de la Commission diocésaine Justice et paix de l’Archidiocèse de Kinshasa.
« Aux autorités de la République, l’élan de paix des populations a besoin de votre soutien. Restaurer durablement l’autorité de l’État, sécuriser le retour des déplacés et appuyer le travail des Comités de protection communautaires sont des priorités absolues pour consolider la stabilité à l’ouest du pays », a déclaré Gustavine Mboyo.
« Sur le terrain, nous voyons les communautés et leurs leaders, autrefois méfiants les uns envers les autres, s’asseoir autour d’une même table. Les CPC sont désormais capables d’identifier les signaux faibles de conflits et d’intervenir de manière préventive. Le dialogue a remplacé l’affrontement dans certaines localités », a-t-elle ajouté.
A son avis, La formation des CPC sur la cohésion sociale est le socle indispensable pour bâtir une paix durable. « À travers ces formations, l’objectif ultime du projet Lisanga est de rendre les communautés actrices de leur propre sécurité et de leur propre paix. Nous ne venons pas imposer une solution extérieure, mais installer des compétences locales durables », a dit Mme Mboyo.
Elle a fait savoir qu’à travers cette formation, les membres de la communauté apprennent notamment une boîte à outils opérationnelle, basée sur trois piliers: la cartographie des risques, l’arbre à palabres ainsi que le système de vérification des faits dit « Anti-rumeur ». « Nous leur transmettons une véritable boîte à outils opérationnelle, basée sur trois piliers: la cartographie des risques ; l’arbre à palabres où les CPC apprennent à identifier en amont les sources de tension. Dès qu’une rumeur alarmante circule, les membres du CPC se réunissent immédiatement pour vérifier l’information à la source avant qu’elle ne se propage», a-t-elle poursuivi.
La Commission diocésaine Justice et paix de l’Archidiocèse de Kinshasa est une des organisations membres du Consortium Lisanga qui œuvre pour la protection et la résilience communautaires des populations affectées par le phénomène Mobondo.
Le projet Lisanga est une réponse multisectorielle et intégrée visant la protection et la résilience communautaires des populations affectées par la crise du Mai-Ndombe dans les zones de santé de Kwamouth et de Maluku 2. Il est cofinancé par la Direction générale de la protection civile européenne et des opérations d’aide humanitaire (ECHO) de la Commission européenne et mis en œuvre par un consortium de dix organisations nationales et internationales. ACP/ Ng

