Kinshasa, 17 juillet 2026 (ACP).- Un projet de directive fixant les règles de passage des porte-parole, communicateurs, délégués et autres mandataires dans les médias a été présenté jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), lors de la 47ème session ordinaire de l’Assemblée plénière du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC).
« Ce projet de directive porte sur le cadre de passage dans les médias des porte-parole, communicateurs, délégués, représentants ou envoyés des personnalités publiques, artistes, partis politiques, associations, organisations et autres structures d’influence », a déclaré Oscar Kabamba, rapporteur du CSAC.
Le projet prévoit neuf chapitres consacrés aux obligations des acteurs
La proposition de directive est structurée en neuf chapitres portant notamment sur les dispositions générales, la qualité et le mandat des intervenants, les obligations des médias, les obligations des mandants et mandataires, les comportements interdits, le droit de réponse, les sanctions, le suivi et contrôle ainsi que les dispositions transitoires et finales, selon les travaux de cette session.
« La présente directive a pour objet d’encadrer le passage dans les médias des personnes se présentant comme porte-parole, communicateurs, délégués, représentants, envoyés, mandataires ou défenseurs publics d’une institution, d’un parti politique, d’une personnalité publique, d’une organisation ou de toute autre structure d’influence », a précisé M. Kabamba.
La suite de l’économie du projet de directive, notamment les neuf chapitres qui le composent, a été présentée par le rapporteur adjoint du CSAC, Serge Ndjibu, qui a détaillé les différentes obligations imposées aux médias et aux intervenants.
« Les obligations portent notamment sur la vérification préalable du mandat avant de donner la parole à quelqu’un sur un plateau, ainsi que sur la responsabilité du média, la maîtrise des émissions en direct et les obligations particulières des présentateurs, journalistes et modérateurs », a expliqué Serge Ndjibu.
Selon le projet examiné, toute personne intervenant dans un média au nom d’une institution, d’une personnalité ou d’une organisation doit justifier préalablement de sa qualité à travers un mandat écrit ou tout autre document établissant clairement son lien avec le mandant.
Le texte prévoit également l’interdiction des propos et attitudes portant atteinte à la dignité humaine, à la vie privée et à la paix sociale, notamment les injures, insultes, diffamations, discours de haine, appels à la violence ainsi que toute forme de dérapage médiatique.
Les membres de l’Assemblée plénière ont également échangé sur le champ d’application de la directive, particulièrement concernant les interventions diffusées sur les réseaux sociaux et les pages publiques susceptibles d’atteindre un large public.
La directive devrait s’appliquer aux médias opérant en République démocratique du Congo, notamment les chaînes de télévision, stations de radio, médias en ligne, web-télévisions, web-radios ainsi qu’aux émissions diffusées en direct, en différé ou en rediffusion sur les plateformes numériques relevant de la compétence du CSAC.
Quatre chaînes interpellées pour diffusion de publicités non conformes
Par ailleurs, au cours de cette même session, le CSAC a examiné plusieurs dossiers relatifs au respect des règles de diffusion audiovisuelle, dont celui concernant quatre chaînes de télévision interpellées pour diffusion de publicités non valides au regard de la réglementation en vigueur.
Il s’agit de Télé 50, Antenne A, Digital Congo et Top Congo, concernées par des contenus publicitaires considérés comme non conformes aux exigences établies par l’organe de régulation, selon les travaux de la 47ème session ordinaire.
Le CSAC a rappelé aux médias audiovisuels la nécessité de respecter les textes réglementaires encadrant la publicité ainsi que les obligations liées à la diffusion des contenus destinés au public.
Les travaux de la 47ème session ordinaire de l’Assemblée plénière du CSAC se poursuivent avec l’examen des autres points inscrits à l’ordre du jour. ACP/ R N

