RDC: le dialogue national, un cadre de renforcement de la cohésion nationale (Une actrice politique)

Kinshasa, 22 juillet 2026 (ACP).- L’organisation d’un dialogue national en République démocratique du Congo(RDC) constitue un cadre légitime de renforcement de la cohésion nationale, afin de faire bloc face à l’agression rwandaise à travers ses supplétifs de la coalition M23/AFC, selon une actrice politique, lors d’un entretien mercredi avec l’ACP.

« Le dialogue national tant réclamé par les forces politiques constitue un cadre pour renforcer la cohésion nationale afin d’en faire bloc contre l’agression injuste dont est victime la République démocratique du Congo de la part du Rwanda, à travers ses supplétifs de la coalition M23/AFC », a déclaré Me Merveille Mulamba, secrétaire générale de l’Union des associés retrouvés pour le renouvellement du leadership congolais (UARRLC).

Elle a ajouté que ce cadre devra permettre aussi de prévenir les crises et de consolider la paix.

Pour Me Mulamba, l’histoire politique du pays montre que les dialogues ne produisent des résultats durables que lorsqu’ils répondent à une nécessité réelle, reposent sur une volonté sincère des parties prenantes et débouchent sur des engagements concrets.

Cette actrice politique a indiqué que le dialogue, souhaité pour faire face à la crise multiforme que traverse le pays, devra répondre à plusieurs exigences essentielles.

« Il devra notamment être inclusif, en associant, outre les forces politiques, la société civile, les confessions religieuses, les jeunes, les femmes ainsi que toutes les composantes représentatives de la nation. Il devra également se tenir dans un climat de confiance, marqué par le respect des libertés publiques et des droits fondamentaux », a-t-elle précisé.

La secrétaire générale de l’UARRLC a ajouté que ce dialogue devra s’appuyer sur un ordre du jour clair, limité aux principaux défis auxquels la République est confrontée, notamment la sécurité, la gouvernance, les réformes institutionnelles et le développement économique.

« Ce dialogue devra aussi garantir la mise en œuvre effective des résolutions adoptées, afin d’éviter que ces pourparlers ne viennent s’ajouter à la longue liste des engagements restés sans suite », a renchéri Me Mulamba, avant d’inviter toutes les forces représentatives du pays à faire preuve de responsabilité, en privilégiant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts partisans.

« Le peuple congolais attend des solutions concrètes à ses préoccupations quotidiennes, et non une succession de rencontres sans impact réel sur sa vie », a-t-elle insisté.

L’UARRLC prêt à participer à toute initiative respectant les principes démocratiques

Par ailleurs, la secrétaire générale a affirmé que sa plateforme politique prendra part à toute initiative respectant les principes démocratiques, l’État de droit et la souveraineté du peuple.

En revanche, l’UARRLC reste vigilante face à toute tentative de détourner le dialogue de son objectif premier, celui de servir la République et de renforcer le vivre-ensemble.

« L’avenir de la RDC ne se construira ni dans la confrontation permanente ni dans des compromis de circonstance, mais dans un dialogue sincère, responsable et orienté vers l’intérêt général », a conclu Me Mulamba.

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a opté pour l’organisation d’un dialogue national. L’annonce a été faite le vendredi 17 juillet à Kinshasa, à l’issue de l’audience qu’il a accordée aux responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), de l’église du Christ au Congo (ECC) et de l’église du Réveil du Congo (ERC). ACP/E

Fil d'actualités

Sur le même sujet