Kinshasa, 1er septembre 2025 (ACP).- La tenue du dialogue national sans les Congolais inféodés aux pays étrangers, tel qu’évoqué par le Président de la République démocratique du Congo, a été soutenue lundi par le professeur Boniface Kabisa, président du collectif pour la paix et la réconciliation (Copar), dans un entretien.
« Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a raison, personne ne peut le condamner. Nous sommes quand même un pays indépendant. Je peux vous démontrer le cercle vicieux des dialogues, il y en a eu au moins soixante qui ne nous ont rien apporté. Tout ça, par ce qu’on le fait avec les étrangers et à l’étranger. Même la Conférence nationale souveraine a été financée par l’Union européenne, où est l’indépendance là-dedans », a déclaré le professeur Boniface Kabisa, président du Copar.
« Moi je crois qu’à un moment donné, soixante ans après notre indépendance, nous pouvons résoudre nos problèmes nous-mêmes, nous parler entre nous, sans intermédiaire extérieur. Je suis pour le dialogue sans médiateurs étrangers », a-t-il souligné.
Pour le professeur Kabisa, c’est l’institution Président de la République qui doit convoquer le dialogue.
« C’est l’institution Chef de l’État, garant des institutions, qui doit convoquer le dialogue en tant que tel », a martelé le président du Copar.
Il a, à cette occasion, appelé toutes les institutions de la République à s’aligner derrière le Chef de l’Etat pour une harmonie à l’interne. « Que toutes les institutions s’alignent pour que nous puissions avoir l’harmonie à l’interne », a-t-il proposé.
Pour ce scientifique et politique congolais, « le dialogue doit être fait pour l’organisation et le fonctionnement de l’État, et non pour le partage du pouvoir ».
« Il ne faut pas que le dialogue devienne un endroit où les gens viennent prendre le pouvoir d’une façon anarchique », a-t-il conclu. ACP/C.L.

