Kinshasa, 4 mars 2026 (ACP).- Le non-respect des lois de l’État pousse certains Africains à recourir à la violence, a indiqué vendredi, un chef des travaux lors de la soutenance de sa thèse de ‘’diplôme des études approfondies (DEA)’’ à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
« Notre sujet de recherche a porté essentiellement sur +la bonne gouvernance en Afrique: l’étude menée en République Démocratique du Congo+. En effet, nous avons stigmatisé ce que la bonne gouvernance obéit de nos jours à plusieurs critères qui semblent être érigés par l’Occident. Toutefois, il y a lieu de souligner que parmi ces derniers, il y a ceux qui peuvent mettre toutes les tendances d’accord. Parmi eux, il y a la justice distributive, le respect des lois de l’État. Sans l’observance de ceci, il y a une tendance qui pousse quelques Africains à recourir à la violence », a déclaré le chef des travaux Junior Mwabila.
Selon lui, la RDC s’inscrit dans cette dynamique, notamment en raison des difficultés historiques liées à la gouvernance depuis l’indépendance, marquées par des frustrations des élites exclues des institutions.
L’auteur du mémoire a également soulevé plusieurs interrogations, notamment sur les raisons pour lesquelles les initiatives de bonne gouvernance en RDC et en Afrique peinent à produire des résultats tangibles en matière de développement, ainsi que sur les causes et conséquences de la mauvaise gouvernance.
Après analyse, le chef des travaux Mwabila a affirmé que la RDC figure parmi les zones à haut risque en raison des tensions liées à l’opacité dans la gestion des affaires publiques.
« Certains citoyens doutent du fonctionnement des institutions nationales, ce qui crée un climat d’indignation pouvant conduire à des rébellions », a-t-il expliqué, ajoutant que cette situation a des répercussions non seulement au niveau national, mais également au niveau régional et international.
« C’est ce qui s’observe en RDC, où les rébellions se multiplient en s’appuyant sur la critique de la mauvaise gouvernance. Il est donc établi que les États africains en général, et la RDC en particulier, font face à des problèmes de gouvernance », a conclu le récipiendaire.
C’est avec la mention grande distinction que le récipiendaire a été côté par le jury.
ACP/UKB

