RDC : le Président Tshisekedi exhorté à lancer le processus de dialogue inclusif (les églises de la RDC)

Kinshasa, 25 août 2025(ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo (RDC) a été exhorté par les confessions religieuses à prendre des « actes d’Etat » dans les meilleurs délais destinés à lancer officiellement le processus national et inclusif de paix, dans un communiqué parvenu lundi à l’ACP.

« Nous exhortons le Chef de l’État, en sa qualité de Garant de la Nation et conformément aux dispositions de l’article 69 de la Constitution, de prendre, dans les meilleurs délais, des actes d’Etat destinés à lancer officiellement ce processus national et inclusif de paix », ont noté la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco), l’Église du Christ au Congo (ECC), la Plateforme des confessions religieuses au Congo, ainsi que la Coalition interconfessionnelle pour la nation (CIN), dans ce communiqué.

Ces confessions religieuses ont, par ailleurs, dit lancer un vibrant appel aux partenaires internationaux à pouvoir diligemment reconnaitre officiellement ce processus national, holistique et inclusif de paix, dont les grandes étapes ont été rendues publiques à travers leur communication.  

« De ce fait, nous attendons d’eux un accompagnement sincère et constructif », ont indiqué ces institutions religieuses.

Un processus à quatre étapes

Dans la feuille de route de ce processus, les confessions religieuses ont marqué comme première étape, le mois de la paix : pour un climat de confiance mutuelle et de décrispation politique.

« Cette première étape marque une transition stratégique entre le contexte de méfiance et le contexte d’acceptation mutuelle, en vue de mettre les uns et les autres dans les conditions préalables à un dialogue national et inclusif », ont-elles mentionné.  

« En effet, ce +Mois de la Paix+ vise à créer un environnement propice de pré-dialogue. Deux catégories d’activités y sont prévues : les activités spirituelles et les actions de plaidoyer », a indiqué la source.

La deuxième étape, selon les églises de la RDC, est le « Dialogue des « experts » pour l’élaboration des « feuilles de routes pratiques du redressement rapide et du développement accéléré du pays dans tous les domaines ».

« Nous proposons ce +dialogue des experts+ pour que les intelligences et les expériences professionnelles congolaises soient revalorisées et mobilisées pour l’élaboration des + feuilles de routes pratiques du redressement rapide et du développement accéléré de notre pays dans tous les domaines », ont-elles indiqué.

Pour les confessions religieuses, en effet, ce « dialogue des experts » a pour vocation de poser les bases rationnelles, objectives et techniques du « futur Pacte social pour la paix et le Bien-vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-Lacs ».

Il permettra, ont-elles fait savoir, « aux universitaires, aux intellectuels, aux chercheurs, aux penseurs, aux experts et aux techniciens nationaux et ceux de la diaspora, qui seront appelés sur la base de la pertinence de leurs œuvres scientifiques, ainsi que l’excellence de leurs expériences professionnelles fonctionnelles, de contribuer à la mise en œuvre des solutions rationnelles, lucides et consensuelles aux termes des analyses des causes profondes de nombreuses crises qui ne cessent de crucifier le destin national congolais depuis l’indépendance du 30 juin 1960 ».

C’est après cette étape, ont-elles énoncé, que viendra le Dialogue proprement dit. Cette étape, ont-elles expliqué, qui représente le point culminant du processus, a deux axes.

Le premier axe consistera à obtenir le consensus des acteurs politiques et des forces vives de la nation autour des différentes « feuilles de route du redressement rapide et du développement accéléré de la RDC », élaborées lors du « Dialogue des experts », aux fins de constituer les « piliers fondateurs du Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs ».

Alors que le deuxième axe concerne la tenue des assises politiques.

« Le défi de cet axe du +Dialogue politique + est de parvenir, dans le respect de la Constitution, à un compromis politique patriotique, privilégiant des solutions holistiques et durables aux causes profondes de cette crise multiforme qui se perpétue depuis l’indépendance du 30 juin 1960 », ont souligné les confessions religieuses.

« Le contenu de ce +compromis+ n’étant ni préétabli ni pré-envisagé, il sera le fruit des libres et responsables échanges autour des préoccupations et désidératas politiques des parties prenantes », ont-elles rassuré.

La dernière étape de ce processus, selon les confessions religieuses, sera constituée de la « Conférence internationale sur la paix et le bien-vivre ensemble dans la région des Grands-Lacs » et « la Conférence internationale sur le financement post-conflit de la reconstruction de la RDC ». ACP/JF

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