RDC : le verdict du procès de l’ex-ministre Constant Mutamba renvoyé au 1er septembre

Kinshasa, 27 août 2025 (ACP).- Le verdict du procès opposant le parquet général à l’ex-ministre de la Justice prévu mercredi à la Cour de cassation de la République démocratique du Congo, a été reporté au 1er septembre, a annoncé le conseiller en communication de cette haute juridiction, sans pour autant donner les raisons de ce report.

Dans cette affaire, le prévenu Constant Mutamba est jugé pour détournement des fonds alloués à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, dans l’Est de la RDC.

Il est également jugé pour détournement des fonds alloués pour la réparation des victimes de la guerre des six jours opposant les armées ougandaise et rwandaise sur le sol congolais du 5 au 10 juin 2000.

Par ailleurs, dans sa lettre du mercredi 11 juin 2025 informant au ministre de la Justice de la clôture de sa mise en examen, le procureur général Firmin Mvonde l’avait invité à garder « sa sérénité pour la suite de la procédure », tout en le rassurant « qu’en bon légaliste, il ne s’en est tenu qu’au prescrit légal, et ce, en dehors de toute autre considération».

L’ancien ministre de la Justice avait été auditionné à deux réprises au parquet général près la Cour de cassation.

Les conclusions de l’enquête du procureur général avaient abouti à une affirmation d’un détournement des deniers publics, qui l’avaient poussé à requérir en date du lundi 9 juin 2025 une autorisation de mise en accusation du ministre Mutamba à l’Assemblée nationale.
Le magistrat du parquet général (ministère public) avait requis la peine de dix (10) ans de travaux forcés contre le prévenu pour détournement des deniers publics, assortis du droit de vote et d’inéligibilité de dix ans.

«Il plaira donc à votre auguste cour de dire établi en fait comme en droit l’infraction de détournement de denier public mis à charge du prévenu Constant Mutamba. Vous allez le condamner à la peine de dix (10) de travaux forcés assortis de l’interdiction du droit de vote et du droit d’éligibilité pendant dix (10) ans», a déclaré Floribert Vola, ministère public. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet