Kinshasa, 25 octobre 2023 (ACP).- Les acteurs impliqués dans les activités forestières ont été appelés à gérer durablement cet écosystème au cours d’un atelier, mercredi à Kinshasa, sur le commerce du bois issu de la RDC et la présentation du rapport d’études des cas sur l’exploitation et l’exportation du bois réalisé dans les provinces de l’Equateur et de la Mongala.
« Au regard de l’importance des forêts du bassin du Congo dont plus de la moitié se trouve en RDC, tous les acteurs impliqués doivent veiller à ce qu’elles soient gérées durablement, en particulier la Chine qui représente un marché majeur pour le bois congolais », a fait savoir le coordonnateur national de APEM, Blaise Mudodosi, soulignant que cette responsabilité n’incombe pas à la RDC seule.
Et d’ajouter : « les forêts congolaises, deuxième poumon de la planète, sont essentiellement à la gestion de la crise climatique et que leur devenir dépend du respect des engagements pris par la RDC et par des acteurs majeurs comme la Chine pour la protection de la biodiversité et du climat mondial ».
Appel au renforcement de contrôle des concessions forestières congolaises
L’ONG APEM a, à cette occasion, recommandée au gouvernement de la République démocratique du Congo à renforcer les contrôles de ses concessions forestières sur le terrain et au niveau des ports afin de lutter contre l’exploitation illégale du bois.
« Au gouvernement congolais de renforcer les contrôles des concessions forestières sur le terrain et au niveau des ports et de maintenir le moratoire sur l’allocation de nouvelles concessions forestières en place tant que les raisons pour lesquelles il a été pris persistent », a recommandé l’ONG Action pour la promotion et la protection des peuples et espaces menacés (APEM), au cours de cet atelier sur le commerce du bois issu de la RDC et la présentation du rapport d’études des cas sur l’exploitation et l’exportation du bois réalisé dans les provinces de l’Equateur et de la Mongala.
L’ONG APEM a en outre, convié la RDC à demander à la Chine d’interdire l’entrée sur son territoire de bois issu de l’exploitation illégale au risque de se retrouver dans une situation de complicité ainsi que de sanctionner la société forestière COKIBAFODE, accusée de violation de la loi congolaise, par la suspension ou la révocation de la concession, ainsi que toute autre société qui se retrouverait dans une situation similaire.
Il a également prié le gouvernement chinois, de respecter ses engagements internationaux pour la protection des forêts, de la biodiversité et du climat, en interdisant l’importation sur son territoire de bois issu de l’exploitation illégale.
Ces acteurs ont par ailleurs demandé à la RDC et à la Chine de travailler pour le rapprochement de leurs polices transfrontalières, mais aussi à travers notamment des commissions, cadres de dialogue, et des échanges d’informations.
Cet atelier d’échange, organisé par l’ONG APEM a réuni plus de 50 personnes venues de plusieurs secteurs entre autres de la société civile, de l’administration forestière, douane, Office congolais de contrôle (OCC), du secteur privé ainsi que ses partenaires techniques et financiers pour réfléchir sur l’ amélioration de la gouvernance forestière en RDC et le renforcement de l’application de la loi congolaise qui réglemente l’exploitation, l’exportation et le commerce du bois coupé en RDC à destination du marché international, plus particulièrement vers la Chine. ACP/Tekitila

