RDC : les autorités congolaises appelées à renforcer la présence militaire en Ituri

L’insigne de l’ANVC

Kinshasa, 12 mai 2026 (ACP).- Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont été appelées à renforcer la présence militaire dans les zones affectées par l’insécurité dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, dans l’Est du pays, par une ONG, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.

« L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC) alerte les autorités nationales, les services de sécurité, les partenaires humanitaires et les mécanismes de protection des civils sur une grave attaque armée survenue à Biakato. Soucieux de la sécurité de la population civile de Biakato et face à la gravité de la situation, l’ANVC recommande aux autorités de la RDC de renforcer la présence militaire et les patrouilles dans les zones affectées; d’ouvrir immédiatement une enquête indépendante sur cette attaque et identifier les responsabilités liées aux failles sécuritaires constatées », a-t-on lu dans le communiqué.

L’association a, en outre, recommandé d’intensifier les opérations de poursuite contre les groupes armés actifs. Cette organisation a également sollicité des partenaires humanitaires, de déployer une assistance d’urgence en faveur des populations affectées; de fournir une prise en charge psychosociale aux survivants ; et de renforcer les mécanismes de protection des civils et des déplacés.

Selon la source, cette ONG a appelé la communauté internationale à soutenir les efforts de stabilisation et de protection en Ituri; à appuyer les mécanismes de documentation des violations graves des droits humains et de renforcer les actions de prévention des massacres contre les populations civiles.

« L’ANVC condamne avec la plus grande fermeté ce nouveau massacre contre les populations civiles innocentes de Biakato. Elle rappelle que la protection des civils constitue une obligation fondamentale de l’État et appelle à des mesures urgentes, concrètes et coordonnées afin d’éviter que de nouvelles atrocités ne continuent à endeuiller les communautés de l’Ituri », a-t-on lu dans le communiqué.

Le document a, par ailleurs, précisé que, selon les informations recueillies auprès des habitants, des leaders communautaires et des chefs de base de Laliya-Biakato, au moins vingt (20) civils, dont quelques élèves, ont été brutalement tués par des hommes armés identifiés par plusieurs sources locales comme appartenant aux groupes armés actifs dans la région, notamment les ADF.

Cette attaque s’inscrit dans un contexte sécuritaire extrêmement préoccupant marqué par des violences répétitives contre les populations civiles dans plusieurs localités du territoire de Mambasa.

ACP/C.L.

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