Kinshasa, 22 septembre 2025 (ACP).- Une réflexion des experts sur l’acquisition des semences et sur la proposition d’une loi semencière en République démocratique du Congo a été annoncée à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, au sud-Est du pays, a appris l’ACP lundi de source officielle.
« L’objectif principal est de recenser les difficultés, obstacles et contraintes liés à l’acquisition des semences en République démocratique du Congo, puis de réfléchir à une proposition de loi semencière. Cette initiative vise à garantir que les agriculteurs congolais aient accès, dans les délais requis, à des semences de qualité, étant donné que les saisons culturales sont stables et connues », a déclaré à l’ACP une source proche du ministre d’État en charge de l’Agriculture, Mohindo Nzagi qui s’est envolé à destination de Lubumbashi.
« Les acteurs et décideurs du secteur devront s’adapter aux saisons , afin d’éviter les retards souvent décriés par les agriculteurs dans l’acquisition des semences », a indiqué la source, précisant que cette option vise à s’assurer que les semences disponibles soient adaptées aux différentes filières, aux cultures spécifiques et aux réalités climatiques de chaque grand bassin de production agricole du pays.
Les assises de Lubumbashi réuniront la partie technique du ministère, à travers le secrétariat général de l’Agriculture et ses services spécialisés, ainsi que des experts et chercheurs de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (Inera), les praticiens du secteur agricole et semencier, les services nationaux des semences relevant du secrétariat général, quelques opérateurs économiques actifs dans la distribution et l’acquisition des semences, ainsi que des responsables politiques et décideurs locaux.
« Ces experts examineront l’adaptation des semences aux réalités de chaque zone agricole et de production », souligne la source.
Prévu mardi 23 septembre 2025 à Lubumbashi, l’atelier sera suivi de démonstrations pratiques dans certaines fermes, afin de présenter la catégorisation des semences, les méthodes de tri, de stockage et d’ensemencement. Des séances de vérification seront également organisées avec l’appui des services techniques, a précisé la source.
Et de poursuivre : « La RDC fait face à un problème structurel lié aux semences. L’objectif est donc de réduire la dépendance à l’importation, en valorisant les capacités locales. En effet, il existe déjà dans le pays des agris multiplicateurs, comme on les appelle, qui ne demandent qu’un accompagnement en formation et en encadrement pour produire des semences de qualité. C’est dans cette perspective que le gouvernement entend développer les approches de multiplication locale, avec des semences adaptées aux saisons et aux réalités climatiques des grands bassins agricoles ».
La campagne pour la révolution agricole agressive 2025-2036 avait été lancée à Kinshasa le 28 août dernier dans la commune de Maluku par le Président Tshisekedi. Elle était déployée dans le grand bassin de l’Est du pays comprenant les provinces de la Tshopo, de l’Ituri et du Nord-Kivu. Puis dans le bassin Ouest couvrant les provinces du kwango, du Kwilu et du Kongo central. Actuellement, la compagne s’étend dans le bassin sud-est avant d’atteindre le grand nord-ouest et le grand centre comprenant les provinces du Kasaï, a précisé la source. ACP/

