Extension de Kinshasa: signature d’un projet de construction d’une cité industrielle à Maluku

Kinshasa, 23 octobre 2025 (ACP).- Le projet de construction d’une cité industrielle à Maluku, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été signé jeudi entre la partie congolaise et le consortium chinois «Sino-Congo spécial zone (SCSZ)», selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.

«Le projet de la cité industrielle Chine-Congo, pierre angulaire de l’extension de Kinshasa, se déploiera sur une superficie de 75 km² dans sa première phase. Le projet global d’extension de la ville couvre, quant à lui, 430 km²», a-t-on lu dans un communiqué du service de communication de la Primature.

La source a fait savoir que l’investissement total pour la Cité Industrielle est évalué à 12 milliards de dollars américains, structuré en plusieurs phases de développement. Pour le coordonnateur de ce projet Thierry Katembwe, celui-ci va générer près de 50.000 emplois dans un premier temps et pourrait atteindre les 150.000 emplois dans la suite.

«La cité industrielle comprendra 1.200 unités industrielles et va générer près de 50.000 emplois dans un premier temps et pourrait atteindre les 150.000 emplois dans la suite», a déclaré Thierry Katembwe, coordonnateur principal du Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSEDK), cité par la source.

Selon le communiqué, ce projet se présente comme un début des solutions considérables pour la décongestion de la ville de Kinshasa et crée un nouveau pôle de développement urbain.

Dans son mot, la Première ministre a martelé que cette convention, préalablement adoptée par le Conseil des ministres, est une étape majeure dans la mise en œuvre du programme d’actions du Gouvernement. Elle a réaffirmé, à cet effet, son rôle de garante de la bonne exécution de ce projet structurant, concrétisant ainsi la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour une capitale à la mesure des richesses et de la grandeur de la RDC.

Présentation de l’architecture technique de la future cité

Par ailleurs, le représentant du partenaire chinois, Wang Shujun a présenté l’architecture technique de la future cité.

«Couvrant une superficie de 75 km², le projet prévoit la création de huit parcs industriels spécialisés», a-t-il dit.

Selon, ces parcs seront réservés aux matériaux de construction, à l’économie circulaire, aux produits forestiers, à la transformation alimentaire, aux technologies, aux produits plastiques, textiles et à l’habillement, ainsi qu’à la construction automobile et aux équipements électromécaniques.

Le ministre d’État de l’Urbanisme et de l’habitat, Alexis Gisaro a insisté, pour sa part, sur la philosophie du projet.

«L’acte que nous posons ce jour symbolise un choix stratégique clair, celui d’un développement urbain fondé sur la production, l’emploi et la durabilité. Ainsi, l’industrie précède la ville pour mieux la servir. C’est une logique de développement intégrée où l’activité économique génère les ressources nécessaires à l’urbanisation durable», a-t-il indiqué.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa a traité, de son côté, ce projet de grande envergure, solution à plusieurs maux que vit la capitale.

Selon le communiqué de la Primature, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a montré son enthousiasme face à ce projet.

«On comprend déjà que c’est l’emploi qui va se dégager. Mais également, c’est des maux de Kinshasa qui sont résolus : le problème de l’extension, le problème d’embouteillage, mais également de l’urbanisation planifiée. Donc il n’y aura plus d’urbanisation sauvage», s’est-il exprimé.

Une feuille de route claire sur une décennie pour transformer Kinshasa

Le développement s’étalera sur plusieurs années. Les trois premières phases, dédiées à la construction et au développement, devront être achevées dans un délai de trois à cinq ans chacune.

La phase finale, axée sur la modernisation, s’étalera sur 10 ans. À terme, la Cité industrielle permettra d’assurer l’autosuffisance de 30% des besoins quotidiens de la capitale et de transformer localement 30% des produits aquacoles, forestiers et de l’élevage.

Cette signature historique ouvre une nouvelle ère pour Kinshasa, promettant non seulement de désengorger la capitale actuelle mais aussi d’en faire un hub économique incontournable en Afrique centrale, matérialisant la vision modernisatrice du Président de la République et l’engagement réformateur de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

ACP/ODM

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