RDC : l’intégration de la farine d’asticots dans l’alimentation des volailles recommandée

Kinshasa 16 janvier 2026 (ACP).-La substitution de l’aliment commercial à base de la farine d’asticots dans l’alimentation des cailles pour la maximisation de la croissance pondérale, a été recommandée mercredi, lors de la soutenance d’une thèse de doctorat à l’Université pédagogique nationale (UPN) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« L’objectif de cette thèse était de contribuer à la résolution du problème de l’alimentation des volailles et de voir dans quelle mesure l’utilisation de la farine d’asticots dans l’aliment pour cailles pourrait présenter un avantage zootechnique en réduisant le coût de production en rentabilisant davantage l’aviculture dans nos pays, par rapport aux aliments commercialisés », a déclaré le chef de travaux Mireille Mabiala Dinzenza, auteur de la thèse.

Selon la récipiendaire, l’innovation majeure de cette thèse réside dans l’élaboration de régimes alimentaires expérimentaux adaptés aux besoins spécifiques des cailles, fondés sur une optimisation nutritionnelle inédite.

« Ainsi, pour baisser le coût de production et améliorer la compétitivité de l’aviculture traditionnelle, il urge de trouver des alternatives locales à moindre coût pour pallier les coûts élevés des farines de poisson et du tourteau de soja. La matière fraiche et la matière sèche des asticots seraient riches en protéines, lipides, glucides et en sels minéraux; l’aliment fabriqué à base des asticots provenant des mouches contribuerait à la croissance des cailleteaux mieux que l’aliment commercial », a-t-elle fait savoir.

« On pourrait donc conclure que la farine d’asticots représente la meilleure source de protéine et son taux optimum d’incorporation dans l’aliment de la caille est de 27,5%. Ces résultats présentent des avantages considérables qui pourront permettre de faire des recommandations pour l’amélioration de la production des cailles. Toutefois, des recherches ultérieures sont nécessaires pour déterminer les besoins en énergie et en protéine pour la production d’œufs », a-t-elle ajouté.

Etant donné le rôle essentiel que jouent les asticots dans le contexte de l’élevage, le chef de travaux Mireille Mabiala a suggéré d’élargir les recherches en vue de leur valorisation accrue dans l’alimentation des volailles.

« Ces ressources pourraient représenter une alternative intéressante et durable face aux coûts élevés des aliments conventionnels utilisés dans la production animale », a-t-elle renchéri.

Cette thèse a valu à la candidate le grade de docteur en sciences, avec mention « la plus grande distinction « .

ACP/C.L.

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