Kinshasa, 11 octobre (ACP).- L’unité nationale été prônée face aux discours de marginalisation communautaire, par le président du parti politique Alliance des Congolais pour le développement social (ALCDS), selon un communiqué parvenu dimanche à l’ACP.
« La RDC appartient à tous ses citoyens. Ni le swahili, ni le lingala, ni le kikongo, ni le tshiluba ne doivent devenir des armes politiques. Unissons-nous autour de la République plutôt que de nous laisser diviser par nos différences », a-t-on lu dans le communiqué de l’ALCDS signé par son président Adrien Kasambue.
Dans ce message, il a contesté les discours faisant état d’une marginalisation des « Swahiliphones » en RDC, estimant que la présence de personnalités issues de cet espace linguistique à des postes de responsabilité au sein des institutions publiques mérite d’être prise en compte dans ce débat.
Il a notamment évoqué leur présence à la Présidence de la République, au Parlement, au Gouvernement et dans la hiérarchie des Forces armées de la RDC (FARDC).
Pour le président de l’ALCDS, il convient d’éviter tout amalgame entre les populations « Swahiliphones » congolaises et les revendications ou les actions de certains groupes armés rwandophones, précisant qu’aucun citoyen ne devrait être stigmatisé en raison de la langue qu’il parle, de son origine géographique ou de son appartenance communautaire.
S’adressant aux populations de l’espace « Swahiliphone », Adrien Kasambue les a exhortées à ne pas se laisser instrumentaliser par des discours susceptibles d’accentuer les divisions linguistiques et communautaires, appelant ainsi les Congolais à privilégiert le règlement de leurs différends dans un esprit d’unité et de cohésion nationale. « Unissons-nous autour de la République plutôt que de nous laisser diviser par nos différences », a conclu le président de l’ALCDS. ACP/IB.

