RDC-Ouganda : renforcement de la coopération pétrolière autour du bassin transfrontalier du lac Albert

Kinshasa, 15 août 2026 (ACP).- Le renforcement de la coopération entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, en vue d’une exploitation équitable des ressources frontalières, a été préconisé par le Chef de l’État, selon le compte rendu de la 96ème réunion du Conseil des ministres, lu vendredi à la télévision nationale.

« Notre pays dispose d’un potentiel énergétique exceptionnel qui doit constituer l’un des principaux leviers de son émergence économique, de son industrialisation et de l’amélioration des conditions de vie de notre population. À cet égard, le Président de la République a souligné la nécessité de renforcer notre coopération avec la République de l’Ouganda dans les domaines des hydrocarbures, particulièrement pour les ressources pétrolières du bassin transfrontalier du lac Albert », a lu Patrick Muyaya, ministre de  la Communication et Médias.

« La continuité géologique des réservoirs pétroliers au-delà des frontières impose, lorsqu’un gisement est partagé, une approche concertée permettant d’en assurer une exploitation optimale et équitable », a renchéri le porte-parole du Gouvernement.

Il a, à cet effet, instruit la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, ainsi que la ministre d’État des Hydrocarbures, d’approfondir cette question et d’élaborer, en collaboration avec son cabinet, une feuille de route visant à renforcer la coopération avec l’Ouganda, dans le respect des intérêts nationaux, de la souveraineté permanente de l’État sur ses ressources naturelles, ainsi que des exigences environnementales et de la protection des communautés locales.

Un rapport sur l’exploitation à la frontière RDC-Angola

Dans le même ordre d’idées, à la suite de la récente mission effectuée à Luanda par la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, concernant la zone d’intérêt commun partagée avec la République d’Angola ainsi que la question de l’accès aux eaux profondes, le Chef de l’État a instruit les ministres d’État, respectivement en charge des Affaires étrangères et des Hydrocarbures, de travailler en étroite collaboration avec son cabinet et de lui soumettre un rapport approfondi sur l’état de ces dossiers, leurs enjeux et les options permettant de préserver au mieux les intérêts de la République.

Par ailleurs, selon le ministre Muyaya, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, devra, en collaboration avec son cabinet, procéder à un état des lieux exhaustif du secteur pétrolier et gazier national.

Celui-ci devra notamment porter sur les actifs et réserves disponibles, les permis de recherche et d’exploitation, l’état d’avancement des projets, les partenariats en cours, les contraintes au développement du secteur, ainsi que les perspectives d’exploration, de transformation et de valorisation des hydrocarbures.

Une attention particulière devra également être accordée aux infrastructures de transport, de stockage, de raffinage et de commercialisation.

Un cadre permanent de concertation entre parties

Par ailleurs, le Président Félix Tshisekedi a souligné que les conclusions de cet exercice devront permettre au gouvernement de disposer d’une vision actualisée et stratégique du portefeuille pétrolier et gazier national, afin d’améliorer la gouvernance, d’attirer davantage d’investissements, d’accroître la production nationale et de maximiser sa contribution au développement économique et social du pays.

Dans cette perspective, il a instruit la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, de mettre en place un cadre permanent de concertation entre les principales parties prenantes du secteur et d’accélérer les réformes nécessaires pour faire des hydrocarbures un véritable levier d’industrialisation, de création d’emplois et de souveraineté énergétique de la RDC. ACP/ Ng

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