Kinshasa, 13 mars 2026 (ACP).- Plus de 63 milliards de dollars américains ont été investis à travers l’aide publique au développement par la communauté internationale pour accompagner les efforts de développement en République démocratique du Congo (RDC), selon le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU jeudi, à l’occasion de la matinée d’échanges de vœux et du dialogue d’actions du 4ᵉ cycle de suivi du Partenariat mondial.
« Au total, entre 2002 et 2023, ce sont plus de 63 milliards de dollars, dont 4,2 milliards en 2023 qui ont été investis à travers l’aide publique au développement par la communauté internationale pour accompagner les efforts de développement et de stabilisation et répondre à la crise humanitaire », a déclaré Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du SG de l’ONU et coordonnateur humanitaire du système des Nations unies en RDC.
« Ces chiffres rappellent l’importance de notre responsabilité collective : au-delà des montants mobilisés, la question essentielle demeure celle des résultats concrets pour les populations et de l’impact réel de notre action sur la réduction de la pauvreté, la stabilité et le développement durable. Or, malgré les montants investis, et tout en soulignant les progrès enregistrés ces dernières années, notamment sur le plan macro-économique, il faut reconnaitre que de nombreux indicateurs du développement humain et de mise en œuvre des objectifs du développement durable ont tendance à stagner voire régresser », a-t-il ajouté.
Il a, à cette occasion, apprécié les résultats obtenus, des progrès qui ont été enregistrés ces dernières années, notamment sur le plan macroéconomique.
Selon les données du dernier Examen national volontaire présenté en 2023, a-t-il dit, près de 60 % des cibles des ODD enregistrent des progrès ou se situent sur une trajectoire positive, tandis qu’environ 40 % demeurent stables ou en recul. Ces résultats montrent que, malgré les efforts engagés et les ressources mobilisées, l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 reste un impératif collectif.
« La tenue de ce dialogue devrait nous permettre de traduire nos accords en actions. L’existence du Plan national stratégique de développement est une première étape qui permet à l’ensemble des partenaires du développement de s’aligner à la vision du gouvernement. Toutefois, sans une déclinaison claire en plans d’investissement pluriannuels et en politiques publiques nationales et sectorielles opérationnalisées porteuses de changement, l’alignement des partenaires du développement restera un défi », a-t-il expliqué.
Selon lui, pour porter une coopération au développement plus efficace, l’opérationnalisation de la politique nationale d’aide au développement et la publication du décret portant création du Comité de coordination de l’aide au développement (CCOAD) est primordiale.
ACP/C.L.

