RDC : pour l’implication des peuples autochtones dans les politiques publiques de gestion forestière

Kinshasa, 26 avril 2026 (ACP).- L’implication des peuples autochtones pygmées dans les politiques publiques de gestion durable des forêts a fait l’objet d’un plaidoyer auprès du gouvernement, samedi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors de la clôture de l’atelier national sur l’évaluation des politiques forestières.

« Nous demandons (au) gouvernement de prendre en compte nos plaidoyers, notamment l’implication des peuples autochtones dans les politiques publiques de gestion durable des forêts et la représentativité de ces peuples dans les instances de prise de décisions pour relever les défis et éviter les conflits intercommunautaires, ainsi que les cas de violences enregistrés de temps en temps », a déclaré Eugénie Eyenga, conseillère du gouverneur de la province de Mayi-Ndombe, en charge des questions de développement des peuples pygmées.

Les travaux de deux jours ont créé un cadre d’échange et de plaidoyer en faveur des peuples autochtones pour renforcer leur implication dans le processus de la révision du code forestier et l’évaluation de la stratégie nationale sur la foresterie communautaire.

Plusieurs recommandations ont été formulées, notamment les consultations pour une large information sur le couloir vert Kivu-Kinshasa, la vulgarisation de la loi nº 22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, et l’éducation des enfants pygmées.

IT/ Appel à la prise de conscience des droits et obligations des peuples autochtones

Joseph Itongwa, directeur exécutif national de l’Alliance nationale d’appui et de promotion des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Anapac- RDC) a appelé les peuples autochtones à la prise de conscience et de connaissance de leurs droits et obligations afin de les protéger, avant de les encourager pour leurs disponibilité et engagement à la participation de ces travaux.

« Les responsabilités sont partagées entre le gouvernement et vous. Vous devez éviter le complexe et la victimisation. Menez des actions concrètes sur terrain et prenez connaissance de vos droits et obligations afin de les protéger », a-t-il dit.

M. Itongwa leur a promis l’élaboration d’un plan d’action pour l’organisation, dans les jours à venir, d’un dialogue sur les droits, obligations et l’implication des peuples autochtones pygmées dans les politiques publiques de gestion durable des forêts, au niveau des provinces, territoires et secteurs.

En outre, la Division de la foresterie communautaire a réitéré son engagement à mener une étude en collaboration avec les organisations et associations des peuples autochtones pygmées, en vue de mieux contribuer au processus de la révision du code forestier à travers le « GTT8 ».

Les bénéficiaires ont salué les efforts menés par des associations comme l’Anapac et le PIDP (Programme intégré pour le développement du peuple pygmée) qui, selon eux, contribuent au développement communautaire et à la valorisation de l’identité culturelle des peuples autochtones pygmées.

Des représentants des ministères sectoriels, notamment ceux de l’Environnement, de l’Intérieur, des Droits humains et de l’Aménagement du territoire, qui ont participé aux travaux dudit atelier, ont mis en lumière des avancées significatives institutionnelles sur la question de développement des peuples autochtones et de la défense de leurs droits.

L’atelier, qui était organisé conjointement par l’Anapac – RDC le PIDP, avec l’appui de « Tenure Facility », a également réuni les points focaux des peuples autochtones pygmées de toutes les provinces pour évaluer la politique forestière. Les résultats à mi-parcours du projet ont été passés en revue pour témoigner des activités réalisées sur le terrain avec les communautés locales et reconnaître l’apport des peuples autochtones à la conservation de la biodiversité.

ACP/C.L.

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