RDC : proposition d’un jeu d’enfant pour l’apprentissage des suites arithmétiques et géométriques

Kinshasa, 31 janvier 2026 (ACP).- Le jeu de la marelle (jeu enfantin pratiqué sur un schéma tracé au sol, le plus souvent dans la cour de récréation des écoles primaires) a été proposé pour l’apprentissage des suites arithmétiques et géométriques en troisième année des humanités scientifiques en République démocratique du Congo, lors de la soutenance d’une thèse doctorale, samedi à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.

« La réforme éducative en République Démocratique du Congo a introduit l’approche par situations-problèmes, visant à favoriser la construction active du savoir par l’élève. Cependant, sa mise en œuvre rencontre des difficultés, notamment chez les enseignants peu formés à cette approche. Cette recherche se concentre sur l’enseignement des suites arithmétiques et géométriques en 3ème année des humanités scientifiques et propose une ingénierie didactique fondée sur un jeu traditionnel congolais, le +Kede+, transformé en +jeu des cases cachées+. Une progression d’apprentissage de huit séances a été conçue, accompagnée de fiches d’activités pour les élèves », a déclaré le chef de travaux Frédéric Bola, auteur de la thèse.

D’après le récipiendaire, l’objectif de cette étude a été de contextualiser l’enseignement des mathématiques et de concevoir des situations-problèmes favorisant la construction autonome des connaissances par les élèves, tout en soutenant les enseignants dans l’application de l’approche par situations-problèmes (ASP).

Dans son argumentaire, l’impétrant a évoqué une pensée africaine qui stipule que « l’Afrique a besoin d’une éducation orientée par la culture et qui puisse assurer la survivance des cultures africaines, exalte l’originalité de la pensée et qui encourage la créativité ».

« Eduquer ou périr: l’impasse et les perspectives africaines +étude dirigée par Joseph Ki-Zerbo+, les pays africains se voient confrontés au problème de bas niveau de réussite dans l’enseignement des mathématiques. La peur des mathématiques est assez répandue. Beaucoup d’élèves et aussi des professeurs perçoivent les mathématiques comme une discipline assez étrange et sans utilité, importée en Afrique. L’héritage, les traditions et les pratiques mathématiques d’Afrique doivent être intégrées ou incorporées dans les curricula. Aussi bien dans le nord que dans le sud, on comprend chaque fois davantage qu’il faut multi-culturaliser les curricula de mathématiques pour pouvoir améliorer la qualité de l’enseignement et augmenter la confiance-en-soi sociale et culturelle de tous les élèves », a-t-il évoqué.

Au regard du diagnostic, le chef de travaux Frédéric Bola a proposé un certain nombre des réformes notamment, l’extension à d’autres notions mathématiques, la conception de manuels et cahiers d’activités adaptés, la diffusion et la formation des enseignants, ainsi que l’intégration d’éléments culturels locaux. Cette thèse a valu au candidat le grade de docteur en Sciences, avec mention « la plus grande distinction. ACP/UKB

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