Kinshasa, 04 octobre 2025(ACP).- Des membres du Gouvernement de la République démocratique du Congo ont été enjoints, par le Chef de l’État, d’engager une réflexion commune pour intégrer les narratifs de la reconnaissance des génocides congolais dans le système éducatif national, d’après le Compte-rendu du 61ème Conseil des ministres.
« Afin de pérenniser ces narratifs, le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté, le ministre d’État chargé de la Formation professionnelle ainsi que la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, sont appelés à engager une réflexion commune pour intégrer cette mémoire dans les systèmes éducatifs, de la maternelle à l’université. Il importe en effet que ces pages de notre histoire soient pleinement connues et transmises aux générations présentes et futures », a-t-on lu.
Le Président de la République a insisté de nouveau pour que le plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale du Génocost ne se limite pas à la réparation des victimes et des survivants.
« Il s’agit avant tout d’un appel à la vérité, à la justice et à la non-répétition, mais aussi d’une invitation à assumer nos responsabilités historiques et à bâtir une mémoire collective autour de l’idéal : ne jamais répéter, commencer à guérir », a fait savoir le Président Tshisekedi, cité par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, dans sa lecture du document.
Selon le porte-parole du Gouvernement, le Chef de l’Etat a soutenu que le Génocost ne doit pas être vécu comme un fardeau, mais comme un symbole de dignité et de résilience, éclairant l’avenir de notre nation.
« Cette appropriation exige toutefois d’écarter tout discours de haine ou tout repli xénophobe extrémiste. Elle doit, au contraire, nourrir notre unité, renforcer la réconciliation avec notre mémoire et affermir notre volonté de bâtir un Congo plus juste, plus fort et plus solidaire », a martelé le Chef de l’Etat.
C’est le cas à Genève lors de la 60ème session du Conseil des droits de l’homme, et plus récemment, en marge de la 80ème Assemblée générale des Nations Unies, où le Président a personnellement pris part à un événement dédié à la reconnaissance internationale du Génocost en RDC. ACP/UKB

