Kinshasa, 7 juillet 2026 (ACP).- Les participants à l’ouverture de l’atelier national de validation du plan stratégique quinquennal visant la reconnaissance légale et la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones pygmées en République démocratique du Congo ont été invités, mardi à Kinshasa, à privilégier un esprit de recherche de consensus.
« J’invite donc tous les participants à privilégier un dialogue constructif, fondé sur le respect mutuel, l’écoute de l’autre et la recherche du consensus. Les recommandations qui sortiront de cet atelier devront être réalistes, inclusives et porteuses d’espoir pour les populations concernées », a dit Blanchard Nzay, directeur de cabinet adjoint intérimaire au ministère de l’Intérieur, lors de l’ouverture de cet atelier.
« Cette rencontre marquera une étape décisive vers une meilleure reconnaissance des droits fonciers des peuples autochtones pygmées et des communautés locales, dans le respect de nos traditions, de nos lois et de nos valeurs républicaines », a-t-il ajouté.
M. Nzay a, par la même occasion, indiqué que le Gouvernement de la République, à travers le ministère de l’Intérieur, demeure résolument engagé à promouvoir une gouvernance foncière inclusive, participative et respectueuse des droits de toutes les communautés.
Une gouvernance foncière inclusive au cœur des engagements

Vue des participants
M. Kapupu Diwa, président national de la Ligue nationale des associations pygmées au Congo (Linapyco) a, de son côté, fait savoir que les recommandations qui sortiront de cet atelier refléteront les aspirations légitimes des communautés autochtones.
« J’invite chaque participant à contribuer activement aux échanges, dans un esprit d’ouverture, de respect mutuel et de recherche de consensus. Les recommandations qui sortiront de cet atelier devront refléter les aspirations légitimes des communautés concernées et renforcer notre action commune », a-t-il dit.
Il a, en outre, soutenu que : « Cet atelier constitue une étape déterminante dans notre lutte collective pour garantir la reconnaissance effective des droits des peuples autochtones pygmées. Les terres, les forêts et les espaces de vie ne représentent pas seulement un patrimoine économique, ils sont le fondement de notre identité culturelle, de nos traditions, de notre spiritualité et de notre survie ».
Cet atelier de trois jours, organisé du 7 au 9 juillet 2026 avec l’appui financier de Rights and Resources Initiative (RRI), de Caritas-Congo et du Groupe de travail Climat REDD+ Rénové (GTCRR), réunit notamment des délégués des institutions étatiques, des représentants des peuples autochtones venus des provinces et de Kinshasa, des experts de la société civile et le corps diplomatique accrédité en RDC dont les pays disposent de politiques relatives aux questions autochtones, avec comme objectif de valider le document du plan stratégique quinquennal pour la reconnaissance légale et la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones pygmées, ainsi que d’élaborer une feuille de route. ACP/L

