Kinshasa, 5 juin 2026 (ACP).- Un député national a fustigé l’attitude de certains opposants qui contestent les institutions de la République démocratique du Congo, au détriment de la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, dans une publication sur son compte X consultée vendredi par l’ACP.
« Pour certains de ces opposants dits politiques, il ne semble pas choquant de s’accommoder de l’occupation de portions de notre territoire par des forces étrangères, des massacres de nos compatriotes, ni des viols de nos mères et de nos filles. Ces tragédies nationales paraissent reléguées au second plan », a écrit Peter Kazadi, ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur.
Selon lui, malgré les défis sécuritaires auxquels fait face le pays, certains acteurs politiques accorderaient la priorité au départ du Président de la République avant l’expiration de son mandat constitutionnel.
M. Kazadi a également estimé que l’invocation de l’article 64 de la Constitution par ces opposants ne correspondait pas à l’esprit de cette disposition constitutionnelle.
« Cet article impose d’abord à tout Congolais le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution », a-t-il rappelé.
Le député national a, en outre, affirmé que la défense de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et de la protection des populations devraient constituer la priorité de tous les Congolais face aux menaces sécuritaires persistantes dans l’Est du pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la poursuite de l’insécurité dans plusieurs territoires de l’Est de la RDC, où les autorités dénoncent l’occupation de certaines localités par des groupes armés. Le débat sur le changement de la Constitution et sur la préservation des institutions républicaines continue par ailleurs d’alimenter les échanges au sein de la classe politique congolaise.
ACP/BIAYI

