Kinshasa, 13 août 2026 (ACP).-Un député national, élu de la circonscription électorale de Lukunga, dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a réclamé jeudi auprès de l’ACP, la place des victimes des conflits armés au dialogue inclusif, pour une réconciliation « authentique ».
« Les victimes des conflits, les femmes, les jeunes et la société civile doivent occuper une place centrale et active. Ce sont elles qui portent le poids du Genocost. Leur voix est essentielle pour la réconciliation authentique, la reconstruction et les garanties de non-répétition », a déclaré Kasanda Katuala.
L’élu de Lukunga a également plaidé pour l’implication des organisations crédibles de la société civile et des confessions religieuses, dans leur rôle d’apaisement, afin que le dialogue prenne en compte les attentes des communautés directement affectées par l’insécurité et les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
S’agissant des groupes armés, le député Olivier Kasanda a posé plusieurs préalables à leur participation : « Uniquement ceux qui acceptent le désarmement, le désengagement, la condamnation claire de l’agression rwandaise et le respect de la souveraineté nationale », a-t-il précisé.
Il a exclu toute participation au dialogue d’acteurs ayant continué à occuper des territoires et à mener des actions armées. « L’inclusion ne peut se faire au prix de l’impunité ou de la légitimation de l’agression », a insisté ce membre de l’Union sacrée de la nation.
Pour lui, cette démarche s’inscrit dans le respect des institutions issues du suffrage universel et de la souveraineté nationale, tout en associant le processus à des mécanismes de justice et de réconciliation.
Il a ainsi plaidé pour une combinaison entre justice transitionnelle, réparations et responsabilité pénale individuelle, rejetant toute amnistie pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou le génocide.
A l’en croire, les engagements issus de la concertation devront être assortis de mécanismes de suivi, d’indicateurs vérifiables, d’échéances claires et d’un rapportage public.
ACP/PiM

