Kinshasa, 17 juin 2026 (ACP).- Un embargo de 60 jours sur tous les médias opérant en République démocratique du Congo a été décrété contre un pasteur évangélique, accusé de propos contraires à la législation sur la presse, selon un acte de l’autorité de régulation des médias congolais consulté mercredi.
« Est suspendu sur tous les médias opérant sur le territoire national congolais pour une durée de 60 jours, Monsieur Jules Mulindwa », a-t-on lu dans l’acte adopté par le bureau du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) au cours de sa 31ème réunion extraordinaire tenue à Kinshasa.
Selon ce document, cette décision fait suite à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans laquelle l’intéressé a tenu des propos jugés contraires aux dispositions légales régissant la presse, l’information et la communication en RDC.
Le CSAC affirme que les déclarations incriminées comportent notamment des propos injurieux et diffamatoires ainsi que des éléments assimilés à une apologie du crime par la provocation directe à l’assassinat.
Le régulateur des médias congolais a relevé que ces contenus ont été diffusés devant des fidèles de son église puis relayés sur différentes plateformes numériques, exposant notamment des mineurs à des messages considérés comme préjudiciables.
Dans cet acte, le CSAC a indiqué avoir pris en compte d’autres vidéos publiées récemment par l’acteur social, notamment celles du 21 mai et du 1er juin 2026, dont les contenus sont jugés contraires aux bonnes mœurs.
Appel au respect des valeurs citoyennes
Par ailleurs, le Bureau du CSAC a rappelé qu’en cette période marquée par la nécessité de préserver la paix et la cohésion nationale, les médias doivent demeurer des vecteurs de respect de la vie humaine et de promotion des valeurs citoyennes.
L’article 2 de la décision interdit aux directeurs des programmes de toutes les plateformes médiatiques de recevoir le pasteur Jules Mulindwa sur leurs plateaux ou de diffuser ses productions durant la période de suspension, sous peine de sanctions prévues par la loi.
Le Procureur Général près le Conseil d’Etat, le Directeur du Réseau national de télécommunications par Satellite (Renatelsat) ainsi que tous les services compétents sont priés de concourir à la bonne exécution de la présente Décision qui entre en vigueur à la date de son adoption.
ACP/ N

