Kinshasa, 23 octobre 2026 (ACP).- Les tensions liées au projet de démolition dans le quartier des Anciens Combattants, dans la commune de Ngaliema, dans l’Ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont mobilisé le ministre délégué de tutelle pour s’enquérir des inquiétudes des familles concernées, selon un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.
«Le site dont il est question appartient aux anciens combattants. Je suis donc directement concerné par tout ce qui se passe», a déclaré Eliezer Ntambwe, ministre délégué des Anciens Combattants, cité dans le communiqué.
D’après ce document, cette descente a fait suite aux inquiétudes exprimées par les familles résidant dans ce quartier après l’annonce d’une éventuelle opération de démolition présentée comme une mesure d’élargissement de la voie.
Sur place, le ministre délégué a recueilli les explications des habitants, dont une grande partie est constituée de veuves et d’autres personnes à charge des anciens combattants, préoccupées par les conséquences que pourrait entraîner cette opération sur leurs conditions de vie, a précisé la source.
D’après les témoignages rapportés dans le communiqué, le recteur de l’Université chrétienne internationale du Congo (Uckin), établissement situé dans le même quartier, aurait saisi le gouvernement provincial au sujet de cette opération.
«Selon les explications qui m’ont été fournies, c’est le recteur de l’Uckin qui a saisi le gouvernement provincial. C’est pourquoi je compte l’inviter dans mon bureau, ainsi que le ministre provincial, Léon Mulumba, et les notables du quartier, afin de mieux comprendre ce dossier», a fait savoir le ministère.
Dans le cadre de ses démarches, M. Ntambwe s’est également rendu dans l’enceinte de l’Uckin pour échanger avec le recteur, qui était absent lors de son passage, selon la même source.
Le ministre délégué a annoncé son intention de recevoir dans son cabinet le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, ainsi que le recteur de cette université, afin d’examiner la situation et de rechercher une solution concertée.
Cette démarche a contribué à apaiser les tensions observées sur le terrain, les familles ayant été invitées à poursuivre normalement leurs activités dans l’attente de la suite des échanges, a indiqué le ministère. ACP/BIA/MAZ

