Kinshasa, 10 août 2026 (ACP).- Le projet « Des voix pour le changement : capacité les jeunes et les OSC pour une prévention et une réinsertion inclusives en RDC » pour prévenir les jeunes face aux toxicomanies a été lancé lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, lors d’une table ronde.
« C’est un projet élaboré à partir de ce que les jeunes ont apporté comme éléments. Il vise à faire entendre la voix des jeunes, leur capacité et la voix des sociétés civiles pour une prévention et une réinsertion réussies face aux drogues et autres substances psychoactives », a expliqué Dandy Yela, directeur-pays de la Fédération mondiale contre la drogue (WFAD).
Il a expliqué que ce projet triennal basé sur la parole des jeunes, financé par la coopération suédoise pour trois (3) ans, de 2026 à 2028, et mis en œuvre dans quatre (4) pays africains, notamment le Kenya, l’Ouganda et la RDC. Le projet se fonde sur une enquête menée en 2025 auprès de 1145 jeunes dans 73 pays.
Quatre axes d’action et alerte sur les nouvelles drogues
M. Yela a indiqué, par ailleurs, que le projet prévoit quatre (4) actions à mener, à savoir : la prévention, la sensibilisation, l’organisation de tables rondes d’experts pour faire des recommandations au gouvernement et des formations en présentiel et virtuelles, ainsi que des actions de terrain pour accompagner les jeunes.
Pour sa part, Godefroid Mboyo, responsable du programme au sein de l’initiative locale pour le développement intégré (ILDI) a sollicité « l’implication de toutes les parties prenantes, notamment gouvernement, société civile et jeunes », dans la mise en œuvre de ce projet pour des solutions durable au sein des jeunes.
Il a plaidé pour l’intégration de la lutte anti-drogue dans le« paquet minimum d’activités »des zones de santé et dans le système éducatif, afin d’assurer une « communication de proximité ».
Les jeunes, acteurs du changement
Pour Mme Ruth Mbadu, présidente du Conseil Consultatif des Jeunes de la RDC (CCJ-RDC), « les jeunes ne doivent pas être uniquement considérés comme des bénéficiaires de politiques publiques, mais également comme des acteurs et partenaires du changement ».
M. Mbadu a insisté sur 4 axes : prévention, éducation, accompagnement et réinsertion. Le CCJ-RDC a proposé la mise en place du « conseil consultatif de la jeunesse » au niveau national et provincial pour faire remonter les réalités des jeunes.
« Cette table ronde est un point de départ. Elle doit se transformer en actions concrètes, en plaidoyer et en engagement pour que la voix des jeunes soit réellement entendue », a-t-elle conclu.
Cette première table ronde a été organisée par l’Initiative locale pour le développement Intégré (ILDI), en collaboration avec le Programme national de lutte contre les toxicomanies et les substances toxiques (PNSD) du ministère de la Santé publique et appuyée par le bureau RDC de la Fédération mondiale contre la drogue (WFAD). Cette rencontre vise à donner la parole aux jeunes et à la société civile dans la lutte contre les drogues. ACP/Ngw/Ka

