Kinshasa, 6 septembre 2026 (ACP).- La mise en place d’une École nationale des institutions d’appui à la démocratie en République démocratique du Congo, destinée à assurer la formation spécialisée du personnel de ces institutions, a figuré parmi les principales recommandations d’une thèse doctorale soutenue samedi à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.
« Cette école devrait permettre de disposer d’un personnel qualifié pour assurer le bon fonctionnement des institutions d’appui à la démocratie », a indiqué le chef de travaux Guelord Kudi, auteur de la thèse, en proposant une structure organisée en trois sections.
La première section serait consacrée aux matières électorales et politiques, la deuxième à la promotion et à la protection des droits humains en RDC, tandis que la troisième porterait sur la formation des personnes appelées à contribuer au contrôle, à la régulation et à la médiation.
La recherche a également recommandé la mise en place de mécanismes favorisant l’autofinancement des institutions d’appui à la démocratie, afin de renforcer leur autonomie et leur capacité d’action.
Il a préconisé, en outre, une représentation des différentes provinces issues du découpage territorial au sein des institutions citoyennes, dans le but de favoriser une participation plus inclusive à leur fonctionnement.
Le renforcement des institutions au service des droits humains
Selon M.Kudi, le renforcement des institutions d’appui à la démocratie doit s’inscrire dans une dynamique de promotion et de protection des droits humains, particulièrement dans un contexte marqué par des crises politiques récurrentes et des violations des droits de l’homme.
« Aucune résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies et aucune présence élargie des missions des Nations Unies au Congo ne pourraient, à elles seules, assurer une paix durable sans une volonté politique suffisante de la part des dirigeants congolais », a-t-il fait savoir.
Le chef des travaux a ainsi appelé la classe politique dirigeante à soutenir les institutions existantes afin de consolider la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits humains, considérés comme des conditions essentielles au développement durable de la RDC.
Intitulée « Crises politiques et mise en œuvre des actions de la Commission nationale des droits de l’homme en République démocratique du Congo : avènement et perspectives », la recherche a notamment analysé l’évolution des crises politiques, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), ainsi que l’effectivité de ses actions et les perspectives de leur renforcement.
Après débat et délibération, le candidat a été proclamé docteur en sciences politiques et administratives, avec mention « grande distinction ».
ACP/NSIMBA

