RDC : validation de l’avant-projet de loi sur la réforme des partis politiques

Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a ouvert mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, l’atelier de validation de l’avant-projet de loi révisant le cadre légal des partis politiques, a-t-on appris de source officielle.

« Cette réforme ne vise en aucun cas à restreindre les libertés politiques garanties par la Constitution », a déclaré le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani, précisant qu’il s’agit plutôt d’améliorer l’organisation, le fonctionnement et la transparence financière des partis et regroupements politiques.

À l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre de l’Intérieur a souligné la nécessité de réévaluer ce dispositif juridique afin de l’adapter aux évolutions institutionnelles, politiques et sécuritaires enregistrées dans le pays.

« La révision du cadre légal doit permettre de mieux encadrer la vie des formations politiques, tout en préservant les libertés publiques consacrées par la Constitution », a fait savoir M. Shabani.

Il a indiqué que cette révision doit également favoriser davantage de transparence dans la gestion des partis et renforcer leur fonctionnement démocratique.

Renforcer la démocratie interne

Le Gouvernement entend ainsi disposer d’un dispositif juridique plus adapté aux réalités actuelles de la vie politique congolaise, notamment en matière d’organisation interne, de gestion financière et de participation citoyenne.

« La réforme accorde également une place à la démocratie interne au sein des formations politiques », a dit Shabani.

Le Gouvernement souhaite notamment encourager une participation plus effective des femmes et des jeunes dans la vie des partis et dans les processus de décision.

« Le nouveau cadre doit, par ailleurs, contribuer à prévenir les discours de haine et les violences à caractère politique », a souligné le vice-Premier ministre, considérant ces pratiques comme des facteurs susceptibles d’affaiblir la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle.

Dans cette perspective, les participants sont appelés à examiner les différentes dispositions de l’avant-projet afin d’identifier les ajustements nécessaires et de dégager des propositions consensuelles.

Un travail préparatoire jugé rigoureux

Le secrétaire général chargé des relations avec les partis politiques, Alexis Kaluwa a, pour sa part, insisté sur le caractère rigoureux du travail préparatoire réalisé par les commissions techniques.

Il a formulé le vœu que les conclusions de l’atelier constituent « une nouvelle étape décisive » dans le renforcement de la gouvernance politique et la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Les conclusions issues de ces deux jours de travaux vont ainsi servir de base à la poursuite du processus législatif, avec l’ambition de doter le pays d’un cadre plus cohérent, transparent et adapté à l’évolution de la démocratie congolaise.

Organisé sur deux jours, l’atelier réunit des représentants des administrations publiques, des experts, des universitaires, des organisations de la société civile, ainsi que des partis et regroupements politiques.

Les travaux portent sur la validation de l’avant-projet de loi portant révision de la loi n°04/002 du 15 mars 2004 relative à l’organisation et au fonctionnement des partis politiques en République démocratique du Congo.ACP/PM/Maz./Lun/iB

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