Kinshasa, 3 juillet 2026 (ACP).– Le débat sur la réforme constitutionnelle ne doit jamais être une source de division, mais un espace d’écoute et de dialogue, a déclaré le président du conseil national de la jeunesse de la République démocratique du Congo (RDC), lors du lancement vendredi à Kinshasa, du débat autour des réformes constitutionnelles.
« Les réformes constitutionnelles suscitent aujourd’hui des interrogations, des attentes et parfois des divergences. C’est le propre d’une démocratie vivante. Mais le débat ne doit jamais être une source de division. Il doit être un espace d’écoute, de dialogue et, surtout, de construction collective, comme l’a rappelé le Président de la République, Félix Tshisekedi, lors de son discours du 30 juin dernier », a déclaré Claude Mbuyi, président du conseil national de la jeunesse.
Intervenant au cours de cette rencontre, le directeur de cabinet honoraire au ministère de la Jeunesse, Félicien Kalala, a rappelé le rôle central de la jeunesse dans l’accompagnement des réformes institutionnelles.
« Le rôle de la jeunesse congolaise dans l’accompagnement du processus de paix, des débats constitutionnels et de la refondation de l’État est plus que fondamental. Il s’inscrit dans une synergie cohérente entre trois concepts essentiels qui, à mon sens, doivent guider la réflexion et l’action de chaque jeune congolais, quelle que soit l’issue des débats actuels. Le premier concept est l’éveil patriotique, que l’on peut également qualifier d’éveil constitutionnel. Le deuxième est le volontariat citoyen. Le troisième est le patriotisme constitutionnel, c’est-à-dire une citoyenneté profondément attachée aux valeurs et aux principes de notre Constitution », a-t-il expliqué.
De son côté, le professeur Grâce Wawa a souligné qu’une Constitution doit pouvoir évoluer avec les transformations de la société.
« Lorsqu’un peuple décide d’interroger sa Constitution, il ne discute pas seulement d’un texte juridique. Il s’interroge sur sa propre destinée, sur la manière dont le droit organise le pouvoir, protège les libertés fondamentales, assure la continuité de l’État et transmet aux générations futures un héritage institutionnel plus solide que celui reçu des générations précédentes. Cette observation nous conduit à une première interrogation essentielle : une Constitution peut-elle demeurer immuable alors que la société qu’elle régit évolue profondément ? La réponse est évidemment négative. Aucune Constitution n’est sacrée au point d’échapper au temps. La stabilité d’un ordre constitutionnel ne résulte pas de son immobilisme, mais de sa capacité à évoluer sans renier les principes qui fondent l’État », a-t-il déclaré.
Le professeur Grâce Wawa a, en outre, insisté sur la place de la jeunesse dans cette réflexion nationale.
« La jeunesse ne revendique pas un privilège. Elle revendique un droit : celui d’avoir la possibilité de contribuer par son intelligence », a-t-il affirmé.
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