Kinshasa, 17 janvier 2026 ( ACP).- Un appel à la solidarité nationale a été lancé samedi par la ministre d’Etat en charge des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale sur la situation des réfugiés Congolais au Burundi et en Tanzanie, dans un briefing de presse à la radiotelevision nationale congolaise ( RTNC).
« Je lance un appel à la solidarité nationale de tous les Congolais pour aider les congolais. A l’intérne ou à l’extérieur du pays, soyons des véritables soldats de l’armeee numerique et du pays. Il y a environ 250.000 Congolais réfugiés au Burundi et en Tanzanie.Les 250.000 sont parsemés dans environ sept sites et le gros lot se trouve dans le site de Busouma où vous avez 67.000 compatriotes, dont 30.000 enfants. Les populations sont dans une situation difficile » , a déclaré Eve Bazaiba, ministre d’Etat aux Affaires sociales, Affaire humanitaire et solidarité nationale.
« Comme vous le savez que ce soit au Burundi ou en Tanzanie, le monde entier sait que le grand donateur de l’aide humanitaire, les États-Unis ont revu leur politique en cette matière. Et du coup beaucoup d’agences qui étaient sur le terrain en train d’exécuter à donner l’aide humanitaire, les Ong, mes organisations internationales ont plié bagage. Et les poids se retrouvent maintenant au niveau des pays d’accueil « , a indiqué Mme Bazaiba.
D’ajouter : » C’est un devoir pour nous, parce que ce sont nos compatriotes, quand bien même nous avons là déroger à la règle, car par principe, en droit humanitaire, le pays d’origine n’intervient pas directement envers ses ressortissants quand ils ont un statut de réfugiés. Mais en situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Les Congolais ne sont pas arrivés là-bas en Tanzanie ou au Burundi par les faits politique ou par le problème de misère« .
La ministre Eve Bazaiba a remercié le Chef de l’État et la Première ministre pour cette mission d’assistance aux réfugiés Congolais. » Mon rôle était d’aller apporter de l’aide humanitaire« , a-t-elle soutenue. « Lorsque nous sommes arrivés au Burundi, c’était un moment de beaucoup d’émotion parce qu’audela de leurs conditions, les Congolais vivent au rythme de la République démocratique du Congo », a noté l’ancienne ministre de l’environnement. ACP/C.L.

