Kinshasa, 7 août 2026 (ACP).- Le Gouvernement du Japon a officiellement remis jeudi à Lumumbaville, dans la province du Sankuru, un pont en béton armé sur la rivière Lotembo, financé à hauteur de 352.500 dollars américains par le Fonds de contrepartie Congo-Japon, selon un communiqué de l’ambassade du Japon en RDC parvenu vendredi à l’ACP.
La cérémonie d’inauguration a été présidée par l’ambassadeur du Japon en RDC, Ogawa Hidetoshi, en présence du ministre d’État du Plan et de la coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, ainsi que des autorités nationales, provinciales et locales.
S’inscrivant dans la coopération bilatérale en faveur de la réalisation d’infrastructures de proximité au bénéfice des communautés locales, ce pont, érigé sur l’axe routier Tshumbe-Loteta-Wembonyama-Lumumbaville, va sécuriser la circulation des personnes et des marchandises dans cette partie de la province du Sankuru, tout en contribuant à réduire l’isolement de plusieurs localités.
« Votre collaboration exemplaire démontre que des partenariats fondés sur la confiance, la transparence et la responsabilité permettent d’obtenir des résultats concrets au bénéfice des populations », a déclaré l’ambassadeur du Japon en RDC, Ogawa Hidetoshi, rendant hommage aux différents partenaires ayant contribué à la concrétisation du projet, notamment le député national Leonard She Okitundu, les équipes du ministère du Plan et Caritas Tshumbe.
Il a indiqué que cette infrastructure vient appuyer le Programme de développement local des 145 territoires initié par le Président Félix Tshisekedi et qu’elle va améliorer la mobilité des habitants, faciliter le transport des biens, renforcer les échanges commerciaux et favoriser un meilleur accès aux services de santé et d’éducation.
Le diplomate a également souligné que cette réalisation traduit la vision japonaise de la sécurité humaine, qui place la protection et l’autonomisation des populations au cœur de sa coopération internationale, contribue à l’ODD 9 consacré aux infrastructures résilientes et au développement industriel inclusif, avant de réaffirmer que le Japon va continuer à soutenir les secteurs prioritaires en RDC conformément à l’esprit de la TICAD.
Pour sa part, le ministre d’État Guylain Nyembo a rappelé que le Sankuru bénéficie déjà de plusieurs projets financés par le Japon, estimant que ces réalisations, dont le Bac de Manda, le pont d’Onalua et le centre hospitalier de Loto, illustrent un partenariat durable au service du développement local.
Le Fonds de contrepartie Congo-Japon constitue l’un des principaux mécanismes de financement de la coopération entre les deux pays dans le domaine des infrastructures communautaires. En RDC, il appuie régulièrement la construction d’ouvrages de transport, d’établissements sanitaires et d’autres équipements sociaux destinés à réduire l’enclavement des territoires et à soutenir le développement économique local, en complément des priorités nationales de développement.
ACP/P M

