Semaine Unesco : la RDC défend une intégration progressive de l’IA à l’école

Kinshasa, 08 septembre 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) défend une intégration progressive de l’intelligence artificielle (IA) dans l’éducation, à travers une approche adaptée à l’âge et aux usages, a indiqué mardi, depuis Paris, lors de la Semaine de l’apprentissage numérique, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, selon un communiqué.

 « Pour la République démocratique du Congo, il n’existe pas un âge unique pour tous les usages de l’intelligence artificielle dans l’éducation », a déclaré Mme Malu, citée dans le communiqué du ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté.

 « Notre approche repose plutôt sur une progression : comprendre les technologies, apprendre à les utiliser, puis gagner progressivement en autonomie, dans un cadre protecteur », a-t-elle ajouté.

La ministre d’État participe, du 8 au 11 septembre 2026 à Paris, à la Semaine de l’apprentissage numérique, organisée au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Cette rencontre réunit des ministres de l’Éducation de plusieurs pays ainsi que des experts du secteur éducatif.

 « Lors d’une plénière consacrée à la question de l’âge approprié pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’éducation, Raïssa Malu a présenté la position de la RDC en faveur d’une adoption graduelle de ces technologies », a indiqué le ministère.

Cette démarche repose sur l’idée que les besoins et les capacités des apprenants évoluent avec l’âge. L’usage de l’IA doit ainsi s’inscrire dans un parcours pédagogique permettant d’abord de comprendre les technologies, ensuite de les utiliser de manière encadrée et, progressivement, d’acquérir davantage d’autonomie.

L’enseignant au centre de la transformation numérique

Vue des participants

La ministre a également insisté sur le rôle central de l’enseignant dans cette transformation numérique. Pour elle, l’intelligence artificielle constitue un outil d’accompagnement pédagogique et non un substitut à l’éducateur.

 « L’IA peut soutenir le travail de l’enseignant ; elle ne doit pas se substituer à lui, ni placer l’enfant seul face à un agent conversationnel », a souligné Raïssa Malu.

Elle a, dans ce cadre, rappelé la recommandation de l’Unesco de ne pas autoriser l’usage indépendant de l’intelligence artificielle avant l’âge de 13 ans. Ce repère international doit, selon elle, être mis en cohérence avec le cadre national congolais et la diversité des usages pédagogiques.

L’intervention de la ministre a également porté sur les conditions nécessaires à une utilisation responsable de l’IA en milieu scolaire. Quatre garanties ont été mises en avant : la protection des données, l’encadrement de l’accès, la sécurisation des contenus et la préservation de l’autonomie humaine. ACP/P M/L/N

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