Kinshasa, 1er juin 2026 (ACP).- Deux propositions de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et l’aquaculture et l’autre modifiant et complétant la loi portant principes fondamentaux à l’agriculture en République démocratique du Congo, ont été envoyées lundi à la commission Environnement, lors d’une plénière du Sénat, pour examen.
« L’étude approfondie de ces deux (2) propositions de loi venue de la chambre sœur est confiée à la commission Environnement et ressources naturelles qui dispose d’un délai de cinq (5) jours pour rendre son rapport devant l’Assemblée plénière », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, président de la chambre haute du Parlement à l’entame de la séance plénière. Selon les sources sénatoriales, c’est depuis plusieurs décennies que le secteur de la pêche, en RDC est régi par le Décret du 21 avril 1937, devenu à ce jour obsolète. Quant à l’aquaculture, ce secteur n’a jamais fait l’objet d’une législation spécifique.
Il en découle la nécessité de mettre en place un instrument juridique rénové approprié tenant compte des évolutions technologiques et environnementales, afin de promouvoir et de développer les secteurs de la pêche et de l’aquaculture.
En l’absence d’une gouvernance efficace dans ces domaines, la RDC demeure parmi les principaux importateurs de produits halieutiques, malgré son vaste réseau hydrographique et son potentiel halieutique considérable, fait-on remarquer.
La présente proposition de loi soumis à l’examen en commission présentera les grandes orientations sous forme des principes fondamentaux et aura pour objet de doter le pays des règles juridiques adéquates, favorisant un développement à la fois commercial et durable des activités de pêche et d’aquaculture, note la source.
Agriculture, le paradoxe congolais
Pour ce qui est de la proposition de loi modifiant et complétant la loi portant principes fondamentaux à l’agriculture, un sénateur a brandi le cas du paradoxe congolais. Selon lui, la RDC bien que dotée d’un immense potentiel agricole, demeure confrontée à un paradoxe : l’abondance des ressources naturelles coexiste avec une dépendance croissante aux importations alimentaires.
Malgré l’adoption de la loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture, a-t-il souligné, la contribution du secteur agricole à l’économie nationale reste limitée, faute de politiques ciblées et d’un appui différencié aux filières prioritaires.
Face à ce constat, d’après cet élu des élus, la présente loi modifie et complète la Loi n| 1/022 précitée afin d’y introduire la notion de produit agricole stratégique, instrument essentiel de planification et de priorisation du développement agricole national.
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