Kinshasa, 13 mai 2026 (ACP).- Le ministre des Finances de la République démocratique du Congo est attendu, jeudi, au Sénat pour répondre à une question orale avec débat sur la problématique des rétrocessions aux provinces et la gestion des biens zaïrianisés, selon un communiqué consulté mercredi à l’ACP
« Le bureau du Sénat invite les honorables sénateurs à prendre part à la séance plénière de ce jeudi 14 mai 2026 à 13h précises, dans la salle des conférences internationales du Palais du peuple. L’ordre du jour comporte (…) questions orales avec débat adressées au ministre des Finances
par le Sénateur Vunabandi Kanyamihigo Célestin relatives, l’une à la situation des engagements financiers du Gouvernement vis-à-vis des provinces et l’autre à la gestion des biens zaïrianisés », a-t-on lu dans le communiqué signé par le rapporteur adjoint de la Chambre haute du Parlement, Jean-Claude Baende.
Dans sa notification, le sénateur Vunabandi affirme disposer d’informations selon lesquelles les provinces ne perçoivent pas régulièrement les moyens qui leur reviennent de droit, en violation de l’article 175 de la Constitution. Celui-ci prévoit que 40 % des recettes à caractère national allouées aux provinces soient retenues à la source.
L’élu du Nord-Kivu a souligné également le non-respect de l’article 181 de la même Constitution, qui institue une Caisse nationale de péréquation censée réduire les inégalités entre les provinces, mais qui peine toujours à atteindre cet objectif.
Selon le sénateur Vunabandi, le Sénat, en tant qu’émanation des provinces, demeure particulièrement concerné par les questions liées à la décentralisation ainsi qu’aux engagements financiers du Gouvernement envers les entités territoriales décentralisées.
Quid de la gestion des biens « zaïrianisés » ?
S’agissant des biens ‘’zaïrianisés’’, le sénateur a fait remarquer ici qu’il existe plusieurs fermes et plantations jadis «zairianisés », qui ne sont guère mises en valeur et qui sont sources des conflits fonciers.
« Aujourd’hui, il existe encore de centaines des plantations éparpillées sur l’ensemble du territoire national, des biens immeubles et même des vestiges d’usine qui relèvent du domaine des biens zaïrianisés, mais dont les acquéreurs, incapables de les mettre en valeur, ont par contre d’énormes litiges vis-à-vis de l’Etat, alors que ces biens constituent un patrimoine sur lequel l’Etat devrait ou pourrait compter dans le cadre des mesures de relance de son économie, particulièrement en milieu rural », déplore l’élu des élus. ACP/C.L.

