Kinshasa, 29 avril 2026 (ACP)-L’instauration en République démocratique du Congo d’un système éducatif compétitif et performant par le Président Félix Tshisekedi, a été saluée, mercredi, au Sénat par la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation, alors qu’elle répondait à une question orale avec débat, a constaté l’ACP.
« Je m’appesantis surtout sur les efforts inlassables que ne cesse de déployer le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la mise en place d’un système éducatif performant, inclusif, équitable et compétitif, en vue d’atteindre les trois missions assignées à nos établissements d’enseignement, à savoir : la formation, la recherche et l’offre de service à la communauté », a déclaré la Marie-Thérèse Sombo qui répondait à la question orale avec débat du sénateur Patrice Pungwe sur l’amélioration de l’enseignement supérieur en RDC.La ministre a reconnu certes, qu’il y a encore à faire dans ce secteur mais elle ne peut s’empêcher, a-t-elle souligné, de faire observer les actes concrets posés par l’exécutif national que dirige la Première ministre Judith Suminwa, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, dans la modernisation des infrastructures ainsi que l’amélioration des conditions socio-économiques du personnel académique, scientifique et administratif de ce sous-secteur très stratégiques pour le développement de la RDC. Réagissant à la question sur l’état des lieux de l’enseignement supérieur et universitaire en RDC, la Professeure Sombo a fait savoir que celui-ci présente aujourd’hui un visage contrasté, entre avancées notables et défis persistants que doit relever le Gouvernement.A l’en croire, le diagnostic établi depuis quelques temps, par rapport à l’accès, la qualité et la gouvernance, renseigne que le sous-secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire est caractérisé notamment par la prolifération et l’émiettement des établissements de l’ESU et dont la plupart ne remplissent pas les conditions minima d’une institution supérieure ou universitaire.C’est aussi un secteur, a-t-elle fait remarquer, dominé par les filières de formation liées aux sciences humaines et sociales et où la vétusté et le délabrement avancé des infrastructures académiques sont inadéquats pour soutenir un enseignement de qualité.
Comment se définit la politique du gouvernement en matière de l’enseignement supérieur et universitaire RDC ?
A cette interrogation, la ministre a expliqué que la politique du Gouvernement de la République Démocratique du Congo en matière de l’Enseignement Supérieur et Universitaire est fondée sur la nécessité de transformer le secteur en un véritable moteur de développement économique, social et culturel.L’objectif stratégique du programme de l’ESU, a-t-elle ajouté, consiste à former des cadres qualifiés et ouverts aux technologies qui porteront le développement économique, social et culturel.
Quid de la situation actuelle de la Réforme LMD ?
En réponse à cette question, elle a d’abord rappeler aux Sénatrices et Sénateurs que le Système LMD a été institué dans l’Enseignement Supérieur et Universitaire par la Loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’Enseignement National, en son article 98. Cette réforme a pour finalité d’harmoniser le cursus de l’enseignement supérieur et universitaire et de favoriser la mobilité du personnel enseignant et des étudiants à l’échelle nationale et internationale. Le système LMD dans notre pays a été contextualisé selon nos exigences académiques et nos réalités socio-culturelles tel que consigné dans le cadre normatif y afférent; l’organisation et le fonctionnement dudit Système sont portés par le Décret n°22/39 du 06 décembre 2022.

« S’agissant de l’actualisation des programmes d’enseignement dans le cadre du système LMD, il convient de préciser que les anciens programmes relevant du Programme d’Appui au Développement de l’Enseignement et de la Modernisation « PADEM» ne sont plus d’application pour les deux premiers cycles. Ils ont été, à ce jour, remplacés par les programmes du système LMD, en cours de révision après évaluation à mi-parcours. Les études du marché y relatives sont déjà lancées pour l’année académique 2026-2027 », s’est-elle justifiée.
Des stratégies de développement du secteur de l’ESU en RDC
Enumérant quelques stratégies prises par son ministère, susceptibles de développer le secteur de l’ESU en RDC, Professeure Sombo a notamment citer : la signature du contrat de performance par les Membres des Comités de Gestion pour rendre les établissements compétitifs; le respect strict des textes légaux et règlementaires régissant le sous-secteur de PESU, notamment dans la nomination et la promotion du personnel (Académique, Scientifique ainsi qu’Administratif, Technique et Ouvrier), l’organisation et le fonctionnement des écoles doctorales:l’identification numérique du personnel et des étudiants (octroi de la carte nationale d’étudiant); la mise en place de l’enseignement ouvert et à distance;l’institution et l’opérationnalisation de la Commission de Suivi et d’évaluation des engagements pris lors de la Commission Paritaire Gouvernement-Ban Syndical pour renforcer le dialogue social:le développement du partenariat public-privé, le renouvellement et l’élargissement de l’assurance maladie à certains membres de famille des Professeurs,la coopération interuniversitaire;la contribution à l’émergence de la nouvelle citoyenneté par l’organisation de la campagne de l’éveil patriotique;l’augmentation de la proportion de diplômes dans des filières stratégiques.
25 sénateurs total ont soumis leurs préoccupations sectorielles à la ministre. N’ayant pas pu tout vider, le bureau du sénat a accordé un délai de 48 heures à Madame la ministre Sombo pour venir rencontrer toutes les préoccupations des intervenants.
Vote du projet de loi portant prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national
La Chambre haute du parlement a voté, auparavant, au cours de la même séance plénière, un nouveau projet de loi portant prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri. » Sur 109 sénateurs qui composent la chambre haute , 74 ont pris part au vote, 73 ont voté oui, aucun non, une abstention « , a conclu le président du Sénat, Jean Michel Sama Lukonde. Selon lui, le texte ainsi voté, sera transmis au Président de la République pour promulgation. ACP/Célestin LUTETE

