Le sénateur Célestin Vunabandi, président de la commission Ecofin du Sénat
Kinshasa, 17 Juillet 2026 (ACP).-Le budget rectificatif du pouvoir central pour l’exercice 2026 se présente en équilibre en dépenses et en recettes, de l’ordre de 50. 866. 348. 362, 700 milliards de francs congolais contre plus de 54 mille milliards de francs congolais, a appris l’ACP lors de l’examen et adoption du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
« Sur109 qui composent le Sénat, 79 ont pris part au vote, 79 ont voté oui, aucun contre, aucune abstention. Par conséquent le sénat vote le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 », a fait savoir le président Sama Lukonde.
Selon le rapport de la commission économique, financière et Bonne, de 370,050 milliards de FC a été créé pour la santé (Fonds de promotion de la santé, santé universelle cher au Président de la République).
La loi de finances initiale de 2026 était 54, 834 milliards de FC, soit une diminution de 7, 1 pourcent. Le Produit intérieur brut (PIB réel) révisé est de 5,6 pourcent contre 5, 3 au projet initial. Au-delà de l’équilibre, on a constaté une baisse des recettes extérieures, l’amélioration et progression des recettes internes notamment par les régies financières. La grande innovation est, a-t-on dit, le renforcement de la comptabilité (le rôle de la direction générale de la Comptabilité).
Le taux moyen a été ramené à 2,290 FC le dollar contre 2, 467, soit une appréciation du franc congolais vde 2,8 pourcent par rapport au texte initial. Le cadrage macro-économique, traduit l’amélioration des perspectives économiques, le taux de croissance passe de 7,3 pourcent à 7,6. Il a été relevé également la modernisation de la gestion de la Trésorerie.
Ce collectif budgétaire a pris en compte les tensions générales dans le monde, il prend en charge la participation de l’équipe nationale de football, les Léopards, à la coupe du monde de football 2026. Plusieurs recommandations ont été faites : accélération des réformes pour l’amélioration des recettes, la lutte contre la fraude financière. Cette évolution traduit celle de l’environnement macro – économique, de la stabilité accrue des prix.
La Direction générale des Impôts (DGI) demeure la première régie financière avec plus de 20 milliards de recettes, avec notamment le gonflement des impôts, la DGDA (Douanes) avec plus de 8,290 milliards de FC soit une progression de 10,3 pourcent, la DGRAD une progression de 5,454 milliards de FC.
Quant aux dépenses elles ont été réorientées vers les dépenses de sécurité, les dépenses publiques, notamment en faveur des militaires et de la Police. Le gouvernement a privilégié la mobilisation des recettes internes, selon la commission économico-financière du Sénat. Celle-ci a fait donc plusieurs recommandations au gouvernement et au Sénat, notamment accélérer la modernisation de gestion des ressources humaines, renforcer le contrôle la Caisse nationale de péréquation, etc. Le texte privilégie des investissements structurants.
ACP/CL

