Kinshasa, 14 août 2026 (ACP).- Une thèse de doctorat en sciences infirmières sur le vécu des femmes face à la césarienne dans le contexte de la province du Haut -Uele ,nord -est de la République démocratique du Congo (RDC) a été soutenue vendredi à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kinshasa (ISTM-Kinshasa), capitale du pays.
« L’étude vise comme objectif à comprendre le vécu des femmes face à la césarienne, événement inattendu et exécuté illico, afin de contribuer efficacement à la réduction des expériences négatives à l’annonce de la césarienne, voire pendant et après l’acte chirurgical », a indiqué le chef de travaux Valentin Boya Bwembola, auteur de la thèse.
Cette thèse de doctorat est intitulée « Vécu des femmes face à la césarienne : contribution à la réduction des expériences négatives dans le contexte du Haut- Uélé », dans la spécialité Santé de l’enfant et de l’adolescent.
Le récipiendaire a affirmé avoir mené une approche mixte, qualitative et quantitative, auprès des femmes ayant accouché par césarienne à la maternité de l’Hôpital Général de Référence d’Isiro.
L’étude a montré selon l’impétrant que «la grossesse et le travail d’accouchement sont notamment ressentis par certaines participantes comme un trouble psychosomatique, une » porte vers la mort » et une source de problèmes socio-économiques».
Le chef de travaux Boya a également indiqué que l’insalubrité de l’environnement de soins et la mauvaise communication sont associées aux expériences négatives des femmes césarisées.
Son étude relève à cet effet,une proportion de 49,3 % d’adolescentes parmi les cas étudiés.
La formation continue des prestataires recommandée
Pour réduire ces expériences négatives, l’auteur de la thèse a préconisé notamment la formation continue des prestataires et l’utilisation correcte des protocoles de prise en charge de la césarienne.
Le jury examinateur de cette thèse,a été composé du Professeur émérite Otshomampita Aloki, président ; du Professeur Mukuna Nyembo, secrétaire ; du Professeur Ordinaire Mbungu Mwimba, promoteur ; du Professeur Ordinaire Omanyondo Ohambe, co-promoteur ; et du Professeur Ordinaire Sengeyi Mushengezi, membre ainsi que des Professeurs Mabakutuvadilanga Ntela et Ntoto Kunzi , membres suppléants .
La séance académique a été présidée par la Professeure Joséphine Ntumba Kankolongo, Directrice générale de l’ISTM -Kinshasa, qui a conféré au chef de travaux Boya, le grade de docteur en Sciences de la santé .
La Professeure Ntumba a salué la soutenance de cette thèse, l’une de deux premières thèses soutenues depuis l’existence de l’ISTM Kinshasa il y a plus de cinquante ans, qui s’inscrit dans la dynamique de formation doctorale portée par le Comité de gestion de l’ISTM-Kinshasa qu’elle dirige, sous l’impulsion de la Professeure Marie-Thérèse Sombo , Ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations(Esursi).
ACP/ Ng

