Kinshasa, 15 mars 2026( ACP).- Le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prévenir l’extension des tensions actuelles du Moyen-Orient à l’économie de la République démocratique du Congo(RDC),à travers une série d’orientations, d’après le Compte rendu du 82e Conseil des ministres lu vendredi à la Télévision nationale.
» L’évolution récente de la situation géopolitique internationale, notamment les tensions au Moyen-Orient qui commencent déjà à affecter les marchés énergétiques et financiers mondiaux (…) pourraient entraîner des répercussions indirectes sur l’économie de notre pays, notamment à travers la hausse de prix de l’énergie, une inflation importée, des incertitudes sur les exportations minières ainsi que des pressions possibles sur les finances publiques et les marchés d’échanges », a lu le ministre et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, insistant sur les orientations tracées par le Chef de l’Etat.
Le Président de la République a chargé, dans ce cadre, la Première ministre Judith Suminwa de « veiller à la mise en œuvre » par des ministres sectoriels des orientations visant notammant
l’examen de «
la possibilité de prendre (…)des mesures temporaires relatives au prix des denrées de première nécessité et d’engager » sous la coordination des ministères de l’Economie nationale et Transport en collaboration avec ceux de l’Entrepreneuriat et des PME, des consultations avec les organisations professionnelles afin d’assurer une surveillance accrue des pratiques tarifaires dans les secteurs de transport et identifier des mécanismes d’atténuation par les PME ».
« Même si notre économie demeure globalement résiliente, cette conjoncture exige vigilance, cohésion et réactivité »,a fait savoir Félix Tshisekedi, cité par le ministre de la Communication.
Il a demandé au gouvernement d’ adopter « une approche anticipative et coordonnée afin d’atténuer les effets de ces chocs externes » de préserver la stabilité macroéconomique.
I/T Garentir la réserve stratégique générale
Dans la même série d’orientations, le Président de la République a insisté sur l’obligation de « garantir la réserve stratégique générale, la continuité de l’approvisionnement en carburant et prévenir surtout influence de cette crise sur les prix des matières premières ».
En outre, la continuité de l’approvisionnement en carburant et le renforcement des stocks stratégiques nationaux, ont été également ciblés et placés sous la coordination des secteurs des Hydrocarbures et des Finances, en concertation avec les opérateurs miniers afin d’évaluer l’impact de la hausse des coûts énergétiques et préserver la stabilité des activités du secteur.
Aux Finances et Budget particulièrement, il a été recommandé « des scénarios budgétaires actualisés pour l’exercice 2026 », intégrant différentes hypothèses d’évolution de la conjoncture internationale.
La coordination étroite entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo est de mise, a enfin dit dans sa lecture le Porte-parole du Gouvernement Suminwa,
« en vue de préserver la stabilité du taux d’échange et de prendre des cas échéants, les mesures appropriées avec la gestion optimale des réserves de change ».
La Cheffe du Gouvernement a été chargée
notamment de coordonner la mise en œuvre desdites orientations et de produire un rapport d’exécution tous les 15 jours , a conclu le ministre.
Les États-Unis et Israël ont attaqué depuis le 28 février le territoire iranien. L’État hébreu a lancé à son tour des affrontements contre Liban en riposte à une attaque du Hezbollah, proxys des Mollahs iraniens.
Depuis lors, l’Iran ne jure que par l’ l’embrasement
des pays pétroliers du Proche et Moyen-Orient, importante réserve mondiale de l’or noir.
Les pays du monde vivent dans un contexte de craintes croissantes quant à l’impact potentiel sur l’économie, la sécurité régionale et les équilibres internationaux.
ACP/C.L.

