Kinshasa,, 30 avril 2016 (ACP).- À l’occasion du 30 avril, une date dédiée à l’enseignement en République démocratique du Congo (RDC),au regard des enjeux et défis liés à ce secteur à travers le pays, l’Agence congolaise de presse (ACP) a approché, dans sa rubrique « Trois questions », Pierre N’sana, secrétaire général à la recherche, à l’Université des sciences de l’information et de la communication (Unisic), un établissement d’enseignement supérieur, spécialisé dans la formation des journalistes, pour en savoir davantage sur l’avenir de cette institution.
Ci-dessous, son point de vue sur cette date historique et les défis liés à l’Unisic.
- Que représente cette date du 30 avril sur le plan spécifique de la recherche ?
Je crois qu’il n’y a pas de signification spécifique, en ce qui concerne la recherche, liée à la date du 30 avril.
(…) Mais ce qu’il faut noter, c’est qu’au niveau universitaire, l’enseignant est également chercheur. On ne peut pas envisager l’enseignement au niveau universitaire en dehors de la recherche, parce que celle-ci a pour finalité de donner un sens aux évolutions que l’on observe au sein de la société. Elle vise à expliquer les pratiques sociales, à mieux comprendre les enjeux, les contours de ces transformations ainsi que les facteurs mis en lumière par le travail scientifique.
Ce sont donc deux réalités, deux faces d’une même médaille, si bien qu’il n’y a pas de sens spécifique propre à la journée du 30 avril.
Pour l’enseignant-chercheur que je suis, cette journée revêt néanmoins tout son sens, car elle rappelle que la société reconnaît le rôle central de l’enseignant dans l’évolution et le fonctionnement de la vie nationale.
Ce clin d’œil constitue également un rappel de la lourde responsabilité qui nous incombe : former les jeunes générations et les préparer à assumer des responsabilités dans les différents secteurs de la vie.
- Quelle est la vision du comité de gestion actuel de l’Unisic sur la qualité des enseignements ?
En ce qui concerne la vision de l’actuel comité de gestion de l’Unisic, la rectrice, professeure ordinaire Espérance Bayedila, a présenté un plan d’action axé sur l’assainissement. Elle a insisté sur le fait que l’action du comité qu’elle dirige s’inscrit sous ce signe de l’assainissement qui concerne les différents secteurs de la vie académique, notamment l’enseignement, la recherche, l’administration et la gestion.
L’objectif, sous le leadership de la rectrice, est d’extirper du fonctionnement de l’université toutes les mauvaises pratiques qui ont avili l’image de l’enseignant et de l’Unisic au cours des dernières années.
- L’Isti était la première institution de journalisme en Afrique centrale. Aujourd’hui, l’Unisic peut-elle encore faire face aux défis actuels ?
Je vous confirme que l’Unisic n’a jamais renoncé à sa position de leader dans les secteurs de la formation et de la recherche en journalisme. Nous sommes engagés à répondre aux défis qui se présentent à nous.
L’Unisic demeure une institution de référence en Afrique centrale, présente partout où l’on parle de journalisme et des sciences de l’information et de la communication.
Dans l’espace francophone, elle est représentée par de nombreux chercheurs et enseignants de haut niveau. Elle peut également présenter, de manière concrète, les productions de ses anciens étudiants et démontrer son impact professionnel à travers les générations de journalistes formées en son sein, aujourd’hui actives dans les grands médias nationaux et internationaux.
Cela confirme le rôle majeur qu’elle continue de jouer dans la formation des journalistes.
Célébrée chaque 30 avril, la journée nationale de l’enseignement vise à valoriser la fonction enseignante et à promouvoir l’éducation comme levier du développement national. Elle permet d’honorer les enseignants, de renforcer les apprentissages de base et de former des citoyens utiles à la société.
Face aux défis actuels, notamment l’intelligence artificielle, la croissance démographique et les exigences du marché de l’emploi, cette journée constitue également un moment de réflexion sur la transformation du système éducatif. Elle concerne tous les niveaux d’enseignement, du primaire à l’université.
ACP/C.L.

