Kinshasa, 9 août 2026 (ACP)-, Un appel à l’usage responsable du numérique plaçant la responsabilité, la vérité et l’impact réel au-dessus de la simple influence virtuelle a été lancé dimanche aux jeunes congolais par la première dame, lors de la quatrième édition du virtuel au réel à l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«Ma présence parmi vous constitue déjà une illustration remarquable de ce que
les réseaux sociaux sont capables de générer lorsqu’ils sont employés avec
respect, créativité et discernement. Tout a débuté par un message publié sur
Facebook, une invitation spontanée pleine d’humour et d’affection. Cher Jonathan, je vous le confirme, votre adoption forcée est acceptée avec beaucoup d’affection», a déclaré Denise Nyakeru, première dame de la RDC.
«La responsabilité numérique
consiste donc à vérifier avant de partager, à rechercher le contexte avant de commenter, et à distinguer les faits des interprétations. J’ai eu la joie de voir cette réalité se concrétiser à travers plusieurs parcours de jeunes congolais. Je pense notamment à Eli Lomboto qui a utilisé les réseaux sociaux pour promouvoir son projet de ferme. Grâce à cette visibilité accrue et à l’appui de ma fondation, son projet a pu se réaliser», a-t-elle ajoutée
La première dame a souligné que, les réseaux sociaux peuvent transformer une initiative virtuelle en actions concrètes lorsqu’ils sont utilisés avec créativité, discernement et responsabilité.
Selon Mme Nyakeru, les réseaux sociaux sont désormais des outils d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat et de mobilisation.
«Chers jeunes, les réseaux sociaux ne sont plus de simples espaces de divertissement, ils sont devenus de puissants vecteurs d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat, de mobilisation et d’opportunités», a renchérie Denise Nyakeru
Elle a exhorté donc la jeunesse à utiliser les réseaux sociaux de manière responsable, en privilégiant le respect, la vérité et l’impact positif.
«C’est pourquoi la puissance du numérique doit toujours être assortie de responsabilité. Ce que nous publions façonne notre réputation. Ce que nous partageons peut informer, inspirer et unir, mais peut également causer du tort, induire en erreur ou diviser. La liberté d’expression est précieuse, elle va de pair avec le respect, la vérité et la responsabilité. Une jeunesse de bonne qualité est celle qui ne se limite pas uniquement à mesurer son influence à travers le nombre d’abonnés, de vues ou de commentaires, mais également à l’impact positif qu’elle impulse dans son environnement», a-t-elle martelé
Cependant, elle a insisté sur la responsabilité numérique, notamment la vérification des informations, le respect du contexte et la distinction entre faits et interprétations.
*Le numérique, un canal pour défendre la mémoire des victimes du génocide*
Par ailleurs, la première dame a montré que le numérique est un canal permettant de défendre la mémoire des victimes du génocide perpétré en République démocratique du Congo , en initiant une petite reconnaissance de celles-ci.
«Puisque cette invitation m’a été adressée dans le cadre de l’événement de ce jour, j’ai souhaité vous lancer à mon tour un défi, mobiliser les internautes autour de la pétition en faveur de la reconnaissance du génocide perpétré en République démocratique du Congo », a dit la première dame
«Pour ma part, il s’agit là de passer véritablement du virtuel au réel. Le virtuel devient réel lorsqu’une publication éveille une conscience, lorsqu’un
partage augmente la visibilité d’une cause nationale, et lorsqu’une communauté
numérique choisit de porter la mémoire des victimes et de refuser l’oubli. Une
pétition ne se substitue ni à la justice, ni au travail des chercheurs, ni aux
démarches diplomatiques internationales nécessaires à la reconnaissance des
crimes commis dans notre pays», a précisé la première dame
Elle a rappelé ainsi que le numérique peut promouvoir les talents, développer les entreprises et rassembler autour de causes utiles, mais qu’il peut aussi propager la désinformation, diviser ou nuire à la réputation.
Initiée pour rapprocher les pratiques numériques des valeurs citoyennes, l’initiative « Du virtuel au réel » veut transformer les espaces en ligne en lieux d’échanges constructifs. ACP/ Mb.

