Un « message spécial et confidentiel » du président Tshisekedi transmis à son homologue burundais

Kinshasa, 15 juillet 2026 (ACP).- Le ministre congolais de l’intégration régionale, Floribert Anzuluni, a transmis mercredi un « message spécial et confidentiel » du président Félix Tshisekedi à son homologue du Burundi, Evariste Ndayishimiye, en lien particulièrement avec la situation sécuritaire de l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle.

« J’étais reçu en audience par Son Excellence le président Evariste Ndayishimiye comme envoyé spécial de Son Excellence Monsieur le président Félix Tshisekedi », a indiqué le ministre Anzuluni.

Le président Tshisekedi « a transmis un message spécial et confidentiel qui a été remis au président Ndayishimiye. Donc, bien évidemment vous pouvez comprendre que ça concerne principalement les relations bilatérales entre les deux États, mais encore et surtout la situation sécuritaire dans la région, et principalement dans la partie est de la RDC que nous connaissons tous », a précisé l’envoyé spécial congolais.

En 72 heures, le ministre de l’Intégration régionale s’est rendu en Ouganda auprès du président Yoweri Museveni, puis il s’est envolé pour Lomé au Togo.

Auprès du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, M. Anzuluni a porté un message du chef de l’État dont la teneur n’a pas été livrée.

Dans l’entretemps, le président de la République s’est rendu au Tchad pour un sommet sur l’eau, où il n’a pas manqué d’aborder des questions diplomatiques et sécuritaires, a analysé auprès de l’ACP un diplomate africain en poste à Kinshasa.

Le 15 juillet, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait estimé que les troupes rwandaises devaient quitter le territoire congolais dans le cadre des accords de paix entre la RDC et le Rwanda, signés le 4 décembre à Washington.

Conformément à ces accords signés sous la médiation du président américain Donald Trump, le président Paul Kagame du Rwanda s’était engagé à retirer ses troupes et son « dispositif de défense ».

De son côté, le chef de l’État avait accepté de procéder à la neutralisation des rebelles hutus rwandais connus sous le nom de FDLR.

Pour avoir violé lesdits accords, l’armée rwandaise et des chefs militaires rwandais ont été sanctionnés par le département du Trésor des États-Unis d’Amérique.

Quelques jours après, deux sociétés et des hommes d’affaires rwandais ont également été sanctionnés.
ACP/

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