Un quart de fond pour les déplacés débloqué sur les vingt milliards de FC   

(Ministre des Affaires sociales au Sénat)

Kinshasa, 18 octobre 2023(ACP).- Un quart de fond alloué à l’aide humanitaire destinée aux déplacés de guerre et aux catastrophes  naturelles, en République démocratique du Congo,  a été débloqué sur les vingt milliards de FC, a indiqué le ministre des Affaires sociales aux sénateurs, au cours de la plénière de mercredi.

« Pour une prévision de la Caisse nationale, de vingt milliards de FC, arrêtée au mois de mai dernier,  concernant l’aide humanitaire, en République démocratique du Congo, seulement cinq milliards de FC soit un quart  de la demande a été débloqué par le Trésor public », a dit Modeste Mutinga, en  réponse à  la question orale avec débat du sénateur Célestin Vunabandi                  

A cette occasion, il a formulé un plaidoyer pour plus de moyens financiers, avant de survoler la situation humanitaire en République démocratique du Congo avec des besoins non couverts, au regard des contraintes liées aux moyens financiers.

« La lourdeur des chaînes de dépenses et les capacités financières sont déficitaires. Plusieurs situations sont en souffrance et tributaires des intrants », a-t-il dit.

Parlant des besoins urgents, le ministre Mutinga a évoqué l’aménagement des abris contre les intempéries, l’alimentation, les articles de ménage, la santé et services d’urgence, la sécurité des sites et des personnes, l’éducation etc    

Par ailleurs, il a souligné que le gouvernement n’a pas le contrôle des fonds des Nations Unies et des organisations humanitaires. Cependant, le gouvernement apprécie l’appui de la communauté internationale.

Pour sa part, le sénateur Célestin Vunabandi, a interrogé sur la question de la nature  et la qualité de l’aide humanitaire déjà accordée, combien de familles déplacées, la quantité de l’aide humanitaire par les agences des Nations Unies, la conduite sur le terrain.

Après un débat, le ministre Modeste Mutinga a demandé et obtenu un délai de 24 heures pour répondre aux préoccupations des représentants des provinces.

Débat autour de la proposition de loi sur la libre administration des provinces

Un débat a été organisé le même mercredi au Sénat autour de la proposition de loi modifiant et complétant la loi  du 31 Juillet 2008 portant 8 principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces telle que modifiée  et complétée par la loi du 22 Janvier 2013.

Ce texte de loi  présenté par les sénateurs Mbonga Mugalu et Ilunga Civiula répond à l’impératif de modification et de réflexion sur la gouvernance des provinces.

Il propose et vise l’insertion de trois nouveaux articles et quelques innovations concernant l’inoccupation du vice-gouverneur de province,  étant donné que la loi ancienne s’est avérée lacunaire.   

Il est également question d’éviter la suspicion à ce niveau, à la base d’un regain de tension qui s’installe en province, les attributions et compétences précises du vice-gouverneur.

Ensuite, la plénière du Sénat, sous la direction du président Modeste Bahati, a déclaré recevable deux questions orales avec débat adressée respectivement au vice premier ministre en charge des Affaires étrangères, sur l’évaluation de la participation de la République démocratique du Congo dans les organisations internationales, régionales et sous régionales et celle adressée au ministre d’Etat au Budget, sur la problématique de la mécanisation de la planification en faveur des jeunes professionnels de la 4ème vague, recrutés par l’État congolais et affectés dans les provinces. ACP/

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