Kinshasa, 27 janvier 2026 (ACP).- Un atelier sur le système d’alerte précoce pour une meilleure gestion des catastrophes, est prévu mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, a annoncé mardi le vice-Premier ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse conjointe animée avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies.
«Nous allons demain lancer un atelier extrêmement important sur le système d’alerte précoce, sur les différents risques de catastrophes. Ce système d’alerte précoce va nous permettre d’avoir une meilleure gestion de tous ces incidents, en termes non seulement de prévention, mais aussi de gestion une fois qu’ils arrivent, de résilience, d’accompagnement de nos populations à se relever à tous ces événements tragiques», a dit Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité.
M. Shabani était accompagné, pour cette conférence de presse conjointe, de Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe.
Le membre de l’Exécutif congolais a fait savoir que la RDC gère non seulement la problématique des érosions, mais aussi celle des inondations, précisant que la ville capitale, Kinshasa, en a fait les frais de la façon la plus forte l’année précédente.
Au-delà des érosions, a-t-il poursuivi, il y a aussi les déplacements de populations qui sont une réalité monstrueuse en RDC, comptés à plus de cinq millions de déplacés internes, sans compter les retournés qui sont à 1,4 millions, ainsi que des déplacés externes qui se trouvent dans des pays limitrophes.
«Toutes ces questions-là, nous sommes en train de les gérer et de les mettre en place à travers l’accompagnement de l’UNDRR (agence de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe) à laquelle monsieur Kamel, en tant que représentant du Secrétaire général, a des responsabilités majeures et, à travers son institution, il accompagne le Gouvernement à mieux implémenter sa politique nationale de gestion des risques et catastrophes», amartelé le vice-Premier ministre Shabani.
Gestion des risques et catastrophes, une thématique du quotidien pour les Congolais
Pour le vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité, la gestion des risques et catastrophes est une thématique extrêmement importante qui concerne le quotidien des Congolais, à laquelle il est important que le gouvernement puisse se concentrer et finaliser sa politique déjà mise en place pour que tous les objectifs soient atteints.
«Ce sont des problématiques qui concernent pratiquement tous les pays à travers le monde, que ce soit les pays développés ou les pays moins développés, les pays nantis ou les pays moins nantis. Parce que ce sont des catastrophes qui généralement (…), non seulement ne préviennent pas, mais aussi elles nous surprennent avec des situations difficiles à gérer qui nécessitent un accompagnement», a-t-il expliqué.
Raison pour laquelle le gouvernement de la République a tenu à inviter M. Kishore pour qu’avec lui, «nous puissions partager toutes ces réalités et nous puissions nous rassurer d’un meilleur accompagnement au bénéfice de nos concitoyens», a-t-il ajouté Jacquemain Shabani.
Réduction des risques et catastrophes, une question centrale du développement
Par ailleurs, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Kamal Kishore, a fait savoir que, pour la RDC, la réduction des risques et catastrophes n’est pas une question secondaire, mais centrale du développement.
«C’est une question centrale pour la prospérité et le bien-être de la population de la RDC. C’est vrai partout dans le monde : lorsque les pays investissent dans la réduction des risques de catastrophe et dans la prévention, ils réduisent bien sûr les pertes en vies humaines et les pertes en biens matériels dues aux catastrophes, mais ils attirent également des investissements pour le développement», a-t-il renchéri.
La RDC figure parmi les pays africains les plus exposés aux risques climatiques, naturels et technologiques. L’étendue de son territoire, la diversité de ses écosystèmes, la croissance démographique rapide et l’urbanisation non planifiée exposent les communautés à des risques multiples et cumulés, notamment les inondations saisonnières et fluviales, les glissements de terrain et coulées de boue, les sécheresses prolongées et localisées, les tempêtes violentes, les épidémies ainsi que les risques technologiques.
A cet effet, cet atelier prévu du 28 au 29 janvier à Kinshasa, a pour objectif de lancer officiellement l’Initiative systèmes d’alerte précoce pour tous (EW4All) en RDC, et renforcer la coordination nationale en vue de la mise en place de systèmes d’alerte précoce multirisques efficaces, inclusifs et durables.
ACP/ODM

