Une loi organique instituant la chambre de commerce nationale sollicitée en RDC

Kinshasa, 7 août 2025(ACP).– Une loi organique instituant la Chambre de commerce nationale et officielle, dont la République démocratique du Congo est en manque, a été sollicitée par le président de la Chambre de commerce, d’industrie et services, selon un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.

 « Contrairement à ce que l’on observe dans des pays comme la France ou le Maroc, la RDC ne dispose pas encore d’une loi organique instituant une Chambre de commerce nationale, unique et officielle. Toutes les structures actuellement actives dans le domaine, dont la CCIS-RDC que j’ai l’honneur de présider, ont été créées sous statut d’Asbl, conformément à la loi du 20 juillet 2001 relative aux associations sans but lucratif », a déclaré Jean Robert Isifua Bokumbe, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services (CCIS-RDC), cité dans le communiqué.

Dans un contexte où circulent malheureusement des informations erronées, tendancieuses sur le statut juridique des Chambres de commerce en République démocratique du Congo, le président de cette organisation a jugé utile et nécessaire de rappeler et clarifier quelques vérités essentielles concernant la reconnaissance officielle des Chambres de commerce, a indiqué la source.

Fort en expérience dans ce domaine, ancien membre actif de la Chambre de commerce Belgo-congolaise et Luxembourgeoise (CCBCL), ancien Secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIFC) pendant six ans, et administrateur de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), M. Bokumbe a affirmé qu’à ce jour, aucun décret présidentiel, arrêté ministériel ou loi votée par l’Assemblée nationale n’a jamais désigné une Chambre de commerce comme étant officiellement reconnue par l’Etat congolais.

« Si certaines bénéficient de reconnaissances techniques ponctuelles de la part de ministères tels que ceux de l’Économie nationale, du Commerce extérieur ou de l’Industrie, ces agréments ne sauraient remplacer une reconnaissance juridique formelle par décret ou loi », a-t-il dit

En effet, ce paysage pluriel qui inclut notamment, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui agit parfois comme interface économique nationale malgré son statut de patronat, les chambres à vocation bilatérale (Belgo-Congolaise, Franco-Congolaise, Maroco- congolaise, etc..), et la CCIS-RDC chambre généraliste multisectorielle, aucune de ces entités ne peut prétendre à une reconnaissance exclusive ou à une quelconque primauté institutionnelle.

 « Il est important de rappeler que toutes les chambres de commerce en activité en RDC, quel que soit leur rayonnement ou leur ancienneté, sont des initiatives privées œuvrant pour le développement économique national, mais aucune ne peut être qualifiée à ce jour d’officielle au sens juridique du terme », a-t-il conclu.

Espérant avoir ainsi contribué à une meilleure compréhension du sujet, le président de la chambre de commerce et d’industrie s’est dit ouvert à toute information complémentaire ou échange constructif à ce sujet.

La Chambre de Commerce, d’industrie et de services (CCIS-RDC) est une chambre multilatérale. Elle est organisée sur deux grands axes : l’axe local et l’axe international. Elle sert d’espace de convergence, de formation, de structuration et de mise en contact de ce public avec les institutions de l’Etat qui peuvent leur être utiles pour leurs activités, les banques pour des raisons qu’on peut imaginer et les organismes internationaux qui peuvent les financer. ACP/JF

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