Une proposition de loi modifiant la loi-cadre de l’Enseignement déposée au Parlement congolais

Kinshasa, 20 avril 2026 (ACP).- Une proposition de loi modifiant et complétant la loi-cadre de l’enseignement national en République démocratique du Congo (RDC) a été déposé, lundi, à l’Assemblée nationale, à Kinshasa, a appris l’ACP.

« Je viens de déposer une proposition de loi modifiant et complétant la loi-cadre de l’Enseignement national en RDC. Je l’ai fait parce que j’ai remarqué que 12 ans après, l’actuelle loi cadre qui régit l’enseignement en RDC est presque dépassée », a indiqué le député Itina Mayamba, élu de Kinshasa/Tshangu.

« Il était important que nous puissions renforcer les dispositifs visant à améliorer la qualité de l’enseignement dispensé à nos enfants au niveau maternel, primaire, secondaire et même au niveau supérieur et universitaire », a-t-il expliqué.

A en croire cet élu, cette proposition de loi porte en son sein plusieurs innovations qui vont permettre à ce que qu’en tant que pays, la RDC puisse améliorer significativement la qualité de son de faire face au défi du développement mais aussi aux enjeux au niveau international.

« Les innovations sont nombreuses. Nous avons entre autres la modification de quelques dispositions du programme national afin de l’adapter aux réalités congolaises, qui répondent aux défis de notre pays. Un programme qui va tenir compte des avancées technologiques, de l’intelligence artificielle. Cela permettra aux apprenants congolais d’être compétitifs sur le marché de l’emploi et de la recherche. Nous avons également prévu des dispositions concernant l’évaluation des éducateurs, des enseignants qui devront être évalués régulièrement », a expliqué l’auteur de cette proposition de loi.

Pour le député Itina Mayamba, en effet, il était important pour d’apporter des innovations législatives qui vont contraindre  l’enseignant à une auto-formation et à mener des recherches ainsi que de publier dans son domaine de recherche.

« Ainsi, nous avons proposé que l’enseignant soit accrédité tous les deux ans pour qu’il prouve de quoi il est capable. Une autre innovation consiste à légiférer dans le principe qui concourt à la fixation des frais scolaires et académiques qui doivent être fixés et payables en monnaie nationale », a indiqué cet élu.

L’anglais et le français, appuyé par les langues nationales, comme langue d’enseignement.

« Nous avions pensé à la compétitivité face à d’autres pays. D’où, la nécessité d’introduire l’anglais, non pas  comme un cours mais plutôt reconnu dans la loi comme langue d’enseignement (…) Et que les bourses d’études soient accordées à ceux qui choisissent des filières stratégiques comme les domaines miniers, la diplomatie, l’armée, etc. », a-t-il précisé, notant que cette proposition de loi va améliorer la qualité du programme de l’enseignement, la qualité de l’enseignant et de l’apprenant.

La Loi-cadre n° 14/004 du 11 février 2014 de l’Enseignement national est le texte juridique fondamental régissant le système éducatif en RDC. Elle a remplacé l’ancienne loi de 1986, réorganisant l’enseignement de la maternelle à l’université, structurant l’éducation de base (8 ans), et consacrant la gratuité de l’enseignement primaire.

ACP/C.L.

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