Kinshasa,30 avril 2026(ACP).-Le thème «Epreuve orale d’anglais pour les finalistes du cycle d’enseignement secondaire : préparation, défis et opportunités» a fait l’objet jeudi d’une conférence -débat à l’Université de Kinshasa (Unikin) en République démocratique du Congo ( RDC) à l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée dans le pays.
«La réforme est très importante et la bienvenue en ce moment des accords internationaux importants avec un grand USA ,et la mondialisation. Pour l’atteinte de ces objectifs, nous proposons de faire de l’anglais une 2ème langue officielle en RDC, le changement de la politique linguistique dans la Constitution de la RDC »,a déclaré le Professeur Raymond Sangabau, Conseiller de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI) et Chef de l’Unité de recherche de linguistique anglaise appliquée du département des Langues vivantes de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’Unikin lors de son intervention .
Selon lui, la maîtrise et la pratique de la langue anglaise est porteuse de plusieurs opportunités notamment l’employabilité, la mobilité, l’accès à l’information et la technologie.
«Ce thème est d’actualité parce que bientôt les finalistes du secondaire vont s’asseoir pour l’évaluation, la langue anglaise a connu une montée exceptionnelle pendant cette période de la globalisation et de la mondialisation.Et la maîtrise de l’anglais et de l’informatique est devenue essentielle et obligatoire pour ceux qui veulent bien travailler, bien communiquer et bien interagir avec le monde extérieur . Et le gouvernement a compris et a institué déjà l’anglais au niveau de l épreuve orale parce qu’une langue est d’abord parler»,a fait savoir le Professeur Sangabau.
L’enseignant selon lui, doit créer les situations pour la compréhension rapide de l’anglais et bien enseigner les fonctions de la langue, en amenant par exemple les enfants dans les exercices pratiques d’apprentissage dans les jardins botaniques, les conversations dans le cours et la musique.
«Nous avons une bonne Loi -cadre depuis 2014 qui dicte notre système d’enseignement, d’abord on avait commencé à l’Université depuis 2012 l’anglais a été introduit dans le programme de graduat jusqu’au doctorat et maintenant on est descendu au niveau des finalistes du secondaire, prochainement le gouvernement voit comment introduire cette réforme au niveau de l’enseignement primaire mais dans le secteur privé c’est déjà gagné dans certaines écoles en appliquant ce programme.Nous faisons des plaidoyers mais le gouvernement est dans le droit chemin», a-t-il dit.
Deux autres intervenants sur le même thème à savoir Me Ciza Mwakanzala , responsable de l’Ong ‘Action concrète pour accompagnement à la citoyenneté et à la gratuité de l’enseignement » et M. Bruno Kasuka , Inspecteur à l’enseignement secondaire, ont évoqué notamment les aspects préparatoire et évaluatif adaptés et appliqués dans l’épreuve orale d’anglais à travers cette réforme, soulevant la nécessité d’amener les élèves à s’adapter à cette réforme, leur qualité d’évaluateurs .
«Il faut créer les conditions à favoriser la réussite des élèves.Il ne faut pas intimider les élèves ou faire un règlement de compte»,a martelé Me Mwakanzala.
La Professeure Lydy Mumbembe, Cheffe du département des Langues vivantes de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’Unikin,a salué la tenue de cette conférence scientifique avant d’inviter les élèves à porter leur choix dans les filières d’anglais ayant plusieurs domaines et opportunités.
Les enseignants d’université et du secondaire, les étudiants et les élèves ont pris part à cette conférence organisée par l’Unité de recherche de linguistique anglaise appliquée
ACP/C.L.

