« Violation claire » des accords de Washington par le Rwanda : « des mesures » s’imposent

(Marco Rubio) 

Kinshasa, 14 décembre 2025 (ACP).- Des mesures américaines sont envisagées contre le Rwanda impliqué dans les attaques d’Uvira, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour   « violation claire » des accords de Washington signés le 4 décembre, a indiqué samedi le Secrétaire d’État Marco Rubio, dans son compte X consulté par l’ACP.

« Les actions du Rwanda dans l’est de la RDC constituent une violation claire des accords de Washington signés par le président Trump. Et les États-Unis prendront des mesures pour garantir le respect des engagements pris envers le président », a écrit M. Rubio.

Une réaction qui va dans le même sens que celle, indignée, de 

Michael Waltz, ambassadeur américain aux Nations Unies, dans son intervention au Conseil de sécurité réuni pour la même cause vendredi à New York.

« Au lieu d’une avancée vers la paix, comme nous l’avons vu sous la direction du président Trump ces dernières semaines, le Rwanda mène la région vers plus d’instabilité et vers la guerre », a-t-il déclaré, faisant savoir que 

 les États-Unis « sont profondément inquiets et de plus en plus déçus ».

Parlant de l’appui de Kigali, le représentant à l’ONU du pays de l’oncle Sam, parrain des Accords signés dans la capitale américaine, a également dénoncé l’ampleur du soutien des Forces de défense rwandaises « qui se battent aux côtés de l’AFC-M23 en logistique et en termes d’entraînement ».

« Ces derniers mois, le Rwanda a déployé de nombreux missiles sol-air et d’autres armements lourds et sophistiqués dans le Nord et le Sud-Kivu pour aider le M23 », a déploré M. Waltz, dénonçant en outre « l’utilisation de drones suicides et d’artillerie de la part du M23 et du Rwanda ».

Au cours du même Conseil, le Français Jean-Pierre Lacroix,

chef des opérations du maintien de la paix de l’ONU, a tiré la sonnette d’alarme: l’offensive lancée par l’AFC-M23 réveille, selon lui, « le spectre d’un embrasement régional aux conséquences incalculables ». 

Le 4 décembre, sous l’égide du président américain Trump, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame avaient signé à Washington l’accord de paix paraphé le 27 juin par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs.

Lors des premières violations de cet accord, les États-Unis avaient également oeuvré pour la convocation du Conseil de sécurité le 22 août.

ACP/C.L.

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